Drogues et «fake news»: le cas d’école du LSD
La rumeur est le plus vieux des médias. Elle accompagne, précède, auréole de peurs et de fantasmes la diffusion des drogues, qui n’ont pas besoin de ça pour effrayer. Perspective historique.
La rumeur est le plus vieux des médias. Elle accompagne, précède, auréole de peurs et de fantasmes la diffusion des drogues, qui n’ont pas besoin de ça pour effrayer. Perspective historique.
En novembre 2016, vingt ans après avoir légalisé le cannabis thérapeutique, la Californie a voté en faveur de son usage récréatif. Le «Golden State» est ainsi devenu le plus grand marché légal de cannabis au monde. Deux ans après, quel bilan peut-on en tirer?
Une somme historique et érudite sur la drogue, ses filières et réseaux, ses trafiquants et consommateurs, et sur les politiques d’État visant à la combattre, la canaliser ou l’accompagner; l’Impossible Prohibition est déjà une référence.
Après voir décalqué une partie de la législation française en matière de stupéfiants, de nombreux pays francophones d’Afrique de l’Ouest découvrent la réduction des risques et s’ouvrent à la réflexion d’une réforme pénale. Problème: comment ne pas répéter les mêmes erreurs et trouver un chemin qui ne soit pas dicté par des influences postcoloniales?
En moins de deux ans, Juul petite start-up de la Silicon Valley a raflé 75% du marché de la vape aux États-Unis. Elle a débarqué en France le 16 novembre 2018. Nul ne sait si le jeune dispositif français de la vape va en sortir renforcé ou s’il va tout simplement exploser. Jean Moiroud expose les enjeux pour Swaps.
Le comité scientifique spécialisé mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a tranché: il a rendu un avis favorable à la légalisation de l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques le 13 décembre. L’agence décidera des suites à donner à ces travaux.
Le spray à la naloxone Nalscue® ne sera pas disponible dans les pharmacies de ville, faute d’un accord sur le prix entre les autorités de santé et le laboratoire.
Combien d’usagers de chemsex parmi les HSH ? Quels défis par rapport à la prévention ? Deux sessions se sont préoccupées de ce phénomène émergent, difficile à quantifier.
Coalition Plus organisait, dans le cadre de la Conférence mondiale d’Amsterdam, le 27 juillet un symposium sur la réduction des risques (RDR) liés à l’usage de drogues dans le contexte de pays répressifs.
Le Programme d’échange de seringues (PES) postal a été lancé en 2011 par l’association Safe de réduction des risques. Bien qu’encore expérimental, il compte plus de 140 usagers de drogues dans sa file active, qui reçoivent leurs matériels d’injection ou de sniff… par la poste.
Le modèle de santé français a beaucoup évolué depuis l’époque des approches psychanalytiques à l’addiction. La réduction des risques a débouché sur un système qui fonctionne — mais qui doit être défendu et optimisé.
Les changements des politiques en matière de drogues se sont imposés, quasiment partout en Europe dans les années 80 sous la menace du sida.
Dans ce tout premier numéro européen de notre revue, Swaps présente un compte rendu de l’état de la réduction des risques (RDR) dans l’Union européenne à travers des perspectives d’experts de plusieurs pays.
In its first ever European issue, Swaps reports on the state of harm reduction across the Europe Union and offers multi-country European perspectives from experts in the field. Despite having been a pioneer in harm reduction and in promoting evidence-based policies, Europe and many of its member states remain ambiguous with regard to drug policy, the dogma of prohibition, criminalization of drug use, priority for health and the role of law enforcement.
Les programmes de réduction des risques (RdR) de plusieurs villes françaises ont vu émerger, depuis le début des années 2000, une population d’usagers de drogues originaires des pays de l’ex-Union soviétique, et en particulier de Géorgie. La rencontre de cette population a poussé l’équipe de Gaïa à organiser une mission exploratoire en Géorgie en juin 2007, dans le cadre du groupe thématique Europe de l’Est de MdM.
Deux ouvrages sortis récemment, réalisés par des spécialistes en addictologie, travaillent à élargir le champ de la conversation au sujet de l’addiction et des drogues.
L’Amérique du Nord est confrontée à une épidémie d’addiction aux opioïdes et à une mortalité sans précédent due aux surdoses. Cette crise puise ses origines dans la forte progression de l’utilisation médicale des opioïdes, amorcée dans les années 1990 dans le souci légitime de pallier le sous-traitement de la douleur, et dont les compagnies pharmaceutiques ont rapidement tiré profit pour augmenter leurs revenus. L’offre croissante de médicaments a alimenté des canaux de détournement de l’usage à des fins non médicales au sein d’une population économiquement éprouvée et fragilisée.
La disparition du jeune chanteur Zelimkhan Bakaev en Tchétchénie a ravivé ces derniers mois l’inquiétude de la communauté internationale face à l’enlèvement et à la torture de membres de la communauté gaie par la police.
Les drogues ont toujours et partout existé. Du moins depuis que l’homme existe, qu’il se déplace, qu’il commerce et qu’il consomme ces substances permettant de modifier réactions physiologiques et états de conscience. Les auteurs retracent l’histoire, la géographie et ses inégalités, l’accélération et les grands bouleversements de la production, de la consommation et des échanges des drogues illicites à travers le monde.
«Oh toi l’accro, sache tout d’abord ce que tu fumes… Khardala est dangereuse, elle n’est pas comme le joint traditionnel (beldi) Khardala, avec une feuille de nibrou (feuille à rouler) quand tu la fumes, tes oreilles grandissent et tes yeux rapetissent (…)»
Cette chanson chaabi (populaire) fait partie de la culture cannabique marocaine. Ses paroles mettent en garde contre la consommation d’un nouveau produit du nom de khardala dont les effets et la dépendance seraient très importants, plus que ceux du joint beldi qui contient la résine «traditionnelle». Kenza Afsahi en présente ici les risques écologiques, sanitaires et socioculturels.