Les haltes soins addictions, nouvelle dénomination des salles de consommation à moindre risque, sont un dispositif toujours expérimental et régulièrement évalué. Pourquoi toujours chercher à prouver les bienfaits de ces salles, maintes fois prouvés ? Les acteurs opérant les deux seules salles françaises à Paris et Strasbourg, quand le monde en compte 180, plaident au contraire pour leur pérennisation.
Les 18 et 19 juin, près de 500 personnes étaient réunies au Conseil de l’Europe à Strasbourg pour la quatrième édition du colloque international des salles de consommation à moindre risque. Inquiet pour le devenir des salles françaises, Swaps y assistait pour la première fois.
Un article récent (de Morais Batista et al. 2025), présentant des résultats prometteurs dans la lutte contre la transmission de la dengue au Brésil, permet de faire un point sur la stratégie Wolbachia utilisée.
Les initiations de prophylaxie pré-exposition (PrEP) en France sont stables sur les 12 derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), à 20058 contre 19384 durant les 12 mois précédents. Le nombre d’utilisateurs assurés ayant eu au moins une délivrance de PrEP au premier semestre 2025 est de 67505, soit seulement un peu plus de 2000 par rapport le semestre précédent.
La Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida du 1er décembre 2025 survient dans un moment de crise majeure qui met en péril l’objectif mondial d’élimination en 2030, surtout dans sa composante «zéro contamination». Le rapport annuel de l’Onusida s’intitule cette année «Sida, crise et pouvoir de transformation». On ne saurait plus à propos. En 2024, 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, on recense 1,3 million de nouvelles infections et 9,2 millions de personnes n’ont toujours pas eu accès au traitement en dépit des progrès manifestes portés essentiellement par le PEPFAR et le Fonds Mondial de lutte contre le VIH mais aussi la tuberculose et la malaria.