La Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida du 1er décembre 2025 survient dans un moment de crise majeure qui met en péril l’objectif mondial d’élimination en 2030, surtout dans sa composante «zéro contamination». Le rapport annuel de l’Onusida s’intitule cette année «Sida, crise et pouvoir de transformation». On ne saurait plus à propos. En 2024, 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, on recense 1,3 million de nouvelles infections et 9,2 millions de personnes n’ont toujours pas eu accès au traitement en dépit des progrès manifestes portés essentiellement par le PEPFAR et le Fonds Mondial de lutte contre le VIH mais aussi la tuberculose et la malaria.
Infobésité, désinformation, mésinformation, fake news, infodémie, etc., l’information relative à la santé est particulièrement touchée au travers des réseaux sociaux où la vérité scientifique ne suffit plus à convaincre. En résultent un affaiblissement de la parole scientifique et une fragmentation de la santé publique. Comment, dès lors, faire face pour transmettre des messages et atteindre les citoyens? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les intervenants du point presse organisé le 30 octobre par Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS-MIE, agence qui s’est dotée d’un groupe de travail «infodémie».
Alors que la vaccination contre le Covid, couplée à celle contre la grippe, a été lancée le 14 octobre 2025, une étude française publiée le lendemain dans JAMA Network Open apporte un éclairage inédit sur ce sujet sensible. Réalisée par l’équipe EPI-PHARE à partir de la base nationale EPI-MERES et conduite par Clément Bernard, elle inclut plus d’un demi-million de naissances et constitue à ce jour la plus vaste analyse jamais réalisée au monde sur l’association entre exposition prénatale aux vaccins à ARNm et risque de malformations congénitales majeures (MCM).
Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré, le 1er décembre 2025, la fin de l’épidémie d’Ebola qui sévissait depuis trois mois dans la province du Kasaï. Au total, elle aura coûté la vie à 45 personnes. L’ensemble des mesures ayant permis de contenir l’épidémie restent toutefois maintenues pour éviter toute nouvelle flambée.
À l’instar de nombreux processus évolutifs, le moustique Aedes aegypti n’est pas devenu l’un des principaux vecteurs mondiaux de virus humains de façon soudaine. Une équipe internationale met en lumière l’évolution génétique ayant permis à cette espèce, initialement présente dans les forêts africaines, de devenir un super-vecteur.