CROI 2026: Réponses stratégiques et résilientes à la crise du financement en Afrique

Lors d’un symposium consacré à la crise du financement de la lutte contre le VIH/sida en Afrique pendant la CROI 2026, l’ampleur des coupes américaine, mais aussi européennes, a été largement discutée: de 5,85 milliards de dollars en 2025, le PEPFAR ne disposerait plus que de 2,9 milliards en 2026. Parallèlement, le Fonds mondial n’a mobilisé qu’un peu plus de 11 milliards sur les 18 attendus, avec un recul notable des contributions allemande et française. Avec pour première conséquence, la désorganisation de la recherche VIH en Afrique.

Sortir du marasme des coupes financières : l’histoire des trois petits cochons revisitée

Le Pr Gilles Pialoux couvre la CROI 2026 pour le e-journal d’Edimark de la Lettre de l’infectiologue et pour Vih.org. Lundi 23 février, les experts ont présenté des stratégies concrètes pour maintenir les programmes VIH face aux coupes budgétaires qui frappent les pays à ressources limitées.

EACS 2025 : Aller de l’avant face aux baisses de financement

Dans son intervention lors de la session d’ouverture de la XXe conférence scientifique de l’EACS de Paris, Michel Kazatchkine, conseiller spécial du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe, a appelé la communauté VIH internationale à continuer à aller de l’avant face à l’épreuve que représentent les baisses de financement des états et les attaques contre la science et le multilatéralisme.

IAS 2025 à Kigali : PrEP, financements en péril et espoirs pour 2030

La 13e conférence de l’International AIDS Society (IAS), qui s’est tenue du 13 au 17 juillet 2025 à Kigali, a marqué un tournant dans la réflexion globale sur la lutte contre le VIH/sida. Dans un contexte politique et budgétaire incertain, les chercheurs et décideurs de nombreux pays ont plaidé pour un renforcement des engagements en vue de l’échéance 2030.

IAS Kigali : une histoire de “Long Acting ARV & Short Funding Cuts” ou “We Will Not Go Back!”

D’abord, l’IAS 2025 a été une conférence très africaine, qui a replacé le continent à la hauteur des enjeux auxquels il fait face. Le rôle central des équipes scientifiques africaines dans la compréhension et l’élaboration de la riposte mondiale au VIH a été (pour la première fois) réellement mis en valeur. Une recherche africaine très dynamique, largement emmenée par l’Afrique du Sud, mais pas seulement. Avec un renouvellement de génération tout aussi sensible que salutaire.