One Health Summit : le leadership français à l’épreuve de ses contradictions

À Lyon, du 5 au 7 avril, en marge du G7, le One Health Summit a réuni une cinquantaine d’États et 3000 participants autour des zoonoses, de la résistance aux antibiotiques et des systèmes alimentaires durables. Pour la politiste Stéphanie Tchiombiano, l’initiative française relève d’une stratégie diplomatique pour conserver une image de leadership en santé mondiale, sans masquer les contradictions internes: baisse silencieuse de 58% de la contribution au Fonds mondial, fragilisation des agences sanitaires, recul sur la régulation des pesticides.

Changement climatique et maladies infectieuses : vers une aggravation globale des risques

Le changement climatique ne bouleverse pas seulement les températures ou les écosystèmes : il transforme en profondeur le paysage des maladies infectieuses. Virus, bactéries, parasites et vecteurs comme les moustiques sont eux aussi sensibles aux modifications de l’environnement. Résultat : dans un monde plus chaud et écologiquement fragilisé, le risque infectieux tend globalement à augmenter. Un constat sombre que décrit Kévin Jean, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’École normale supérieure de Paris, dans son ouvrage « À notre santé !» (éditions Payot), avant de présenter les actions à notre portée, tant au niveau individuel que collectif, ainsi que les bénéfices que nous pouvons en attendre pour notre santé et celle de la planète.

Climat et infections : l’Europe face au risque vectoriel

Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou strictement environnementale: il agit déjà comme un puissant accélérateur biologique, redéfinissant les frontières sanitaires de l’Europe et exposant les populations à des risques infectieux qui, jusqu’à récemment, étaient associés aux seules zones tropicales. Les échanges scientifiques de la 15ᵉ journée «Climat et Santé», organisée par Météo et Climat le 10 décembre 2025 à Paris, ont permis de documenter avec précision les mécanismes qui sous-tendent cette transformation.

Grippe aviaire A (H5N1) : un nouveau virus réassortant à surveiller au Cambodge et au Vietnam

L’épidémie de grippe aviaire hautement pathogène qui sévit actuellement au Cambodge et au Vietnam serait due à un virus réassortant, selon plusieurs études publiées récemment. La plupart des séquences virales semblent en effet appartenir à un virus produit par réassortiment génétique entre un ancien clade d’H5N1 circulant au Cambodge depuis 2014, le nouveau clade 2.3.4.4b qui circule à l’échelle mondiale et qui est responsable de nombreuses épizooties, et des virus de la grippe aviaire faiblement pathogènes.