Des chiffres tristes et un réel besoin d’innovation en dépistage et prévention diversifiée

On a beau triturer les chiffres dans tous le sens, les données actualisées sur l’infection à VIH et les IST en France produites à l’occasion de la journée du 1er décembre par Santé Publique France demeurent une mauvaise nouvelle. Pis encore, plusieurs mauvaises nouvelles auxquelles dont on ne saurait s’habituer, tiennent en une seule: cette apparente stabilité, tant du nombre de découverte de séropositivité (6 000 en 2016 : – 5 % ) que celui du dépistage VIH en France (5.4 millions de tests : + 4 %), a de quoi dérouter si on ne tente pas d’en expliquer les mécanismes.

Indonésie : Des gays soumis à des tests coercitifs de dépistage du VIH

La situation de hommes gays indonésiens se dégrade de jour en jour. Le 30 avril 2017, à Surabaya, la deuxième plus grande ville du pays, un raid policier a visé des homosexuels lors d’une soirée privée, selon l’association Human Rights Watch. La police a forcé ces 14 personnes à subir des tests de dépistage du VIH non volontaires, avant d’en rendre les résultats publiques.

VIH : Améliorer l’accès au dépistage

Pour l’Organisation mondiale de la Santé, les autotests de dépistage du VIH et la notification des partenaires sont essentiels pour améliorer l’accès au diagnostic du VIH. Elle publie ce mardi 29 novembre 2016 ses nouvelles directives sur ces deux priorités. Ces deux outils permettraient d’atteindre les personnes infectées par le VIH mais non encore diagnostiquées et contribueraient ainsi à réaliser le premier objectif fixé par les Nations Unies : 90% des personnes infectées par le VIH connaissent leur statut d’ici 2020. L’ANRS en a fait une priorité de recherche.