«Pourquoi je n’irai pas à Amsterdam»

La conférence mondiale s’ouvre ce lundi 23 juillet à 19h à Amsterdam, et se tiendra jusqu’à vendredi 27 juillet. Et si 15 000 participantes et participants sont attendus, ce n’est pas encore l’affluence des grands jours. Dans la communauté VIH/sida française en tout cas, beaucoup ont renoncé à se rendre à la conférence, soit pour des raisons pratiques, soit parce qu’ils interrogent la pertinence de ce grand rassemblement. 

Préchauffe(s) à Amsterdam

Les pré-conférences de l’Aids 2018 d’Amsterdam sont une véritable rampe de lancement à la conférence, qui débute aujourd’hui lundi. Le week-end dernier, les premiers activistes et chercheurs-euses réunis aux Pays-Bas ont démarré les travaux qui vont durer jusqu’à vendredi. Ces prémices, sur des sujets très larges, ont déjà été fructueuses et riches en moments forts.

Le sida n’est pas terminé, moins encore le VIH; revue des phrases-clés de l’IAS 2017 qui illustrent cette non-fin

Difficile de se faire une idée entre craintes et espoirs, entre “cure” et traitement à vie, entre stigma et banalisation, entre prévention et traitement, entre PreP et vaccin, entre maladie chronique et crise aiguë, entre STR et dual therapy, entre multithérapie quotidienne et allègement, entre liberté individuelle et notification des partenaires, entre PrEP VIH et IST non VIH… Et de savoir si cette IAS 2017 nous offre quelque chose que l’on peut rapporter dans sa consultation, son laboratoire, son association, son équipe de recherche, ou dans sa vie avec le VIH. Même si l’on sait parfaitement que l’IAS est avant tout une tribune politique