Les résultats publiés aujourd’hui en ligne dans le New England Journal of Medicine à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le sida, par le Professeur Jean Michel Molina, de l’Hôpital Saint-Louis (AP-HP, Paris) et de l’Université de Paris Diderot, et par l’équipe ANRS IPERGAY, soulignent le très haut niveau d’efficacité d’une stratégie de prévention du VIH (PrEP) chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes très exposés au risque de cette infection (HSH). Pris au moment des périodes d’activité sexuelle, ce traitement diminue de 86 % le risque d’être infecté par le VIH.
Une part importante (entre 35 % et 49 %) de migrants d’Afrique subsaharienne séropositifs pour le VIH et résidant en Ile-de-France ont été infectés après leur arrivée en France. Tel est le résultat principal de l’étude ANRS PARCOURS, coordonnée par Annabel Desgrées du Loû (Institut de recherche pour le développement/IRD) et financée par l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites). Ces résultats ont fait l’objet de publications dans les revues Eurosurveillance et AIDS, et viennent de paraître dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 1er décembre.
Le sida est la première cause de décès chez les adolescents en Afrique. Et en France, depuis 2003, le nombre de découvertes de séropositivité VIH a plus que doublé chez les jeunes hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (HSH) de 15 à 24 ans.
La prévention avec l’aide des anti-rétroviraux (ARV), ça marche. Des chercheurs du monde entier sont venus en octobre à Paris discuter avec l’IAPAC (International Association of Providers of AIDS Care) des succès du Tasp, de la Prep et surtout de ce qu’il reste à faire pour enfin mettre un terme à l’épidémie de VIH/sida.
Longtemps attendus par les acteurs de la lutte contre le VIH, les autotests de dépistage du VIH peuvent désormais être achetés sans ordonnance dans les pharmacies françaises.