PreParez vos mouchoirs
Cela était inscrit : cette CROI 2015 serait dévolue à la prévention VIH, ou ne serait pas.
Cela était inscrit : cette CROI 2015 serait dévolue à la prévention VIH, ou ne serait pas.
Cet essai de phase II, initié en 2011 chez des adolescents vise à évaluer l’intérêt d’un traitement (EFV + 2 INTI) discontinu (5/7 jours) par comparaison à ce même traitement en continu sur le maintien de l’indétectabilité du VIH. Cette étude avait pour ambition d’optimiser le bénéfice d’un ART tout en minimisant sa toxicité à long terme. Pour cela, il faut à la fois prévenir la résistance et maintenir les options futures. Cela est particulièrement important chez les adolescents destinés à être traités leur vie durant.
Les chercheurs, conduits par Christine Rouzioux (Necker) et Asier Sáez-Cirión (Pasteur) ont étudié la relation entre les lymphocytes NK (Natural Killer) et le contrôle de l’infection chez des patients dont la charge virale reste indétectable (non virémiques) après une interruption de traitement ARV précoce. Ces résultats ont été présentés par Daniel Scott-Algara (Pasteur) ce mardi à la CROI 2015.
Pour tout croiiste qui se respecte, il y a un avant, et un après la CROI. L’avant est un exercice de style : anticiper sur les tendances, chasser le recyclage, décrypter le Pocket program, et pour nous, heureux(ses) rédacteurs/trices du e-journal en direct, subodorer les vrais nouvelles scientifiques – à défaut de scoops – les recettes, ou les pistes de recherche innovantes. Voire, faire parler les embargos.
Les résultats de l’étude ANRS réalisée auprès d’hommes gays montre qu’en intention de traiter, le pourcentage de réduction du risque relatif est de 86%, soit le plus élevé jamais observé dans un essais de prophylaxie pré-exposition (Prep). Tout semble indiquer que cette prévention, lorsqu’elle est prescrite et bien prise dans les conditions d’un essai de ce type, avec l’accompagnement important que l’on sait, donne des niveaux de protection chez les personnes observantes proche de 100%.