Le matériel stérile mis à la disposition des usagers de drogues n’est plus adapté aux nouvelles pratiques et peut être amélioré pour contrer les infections virales, bactériennes ou mycosiques et pour se protéger de certains excipients provenant de médicaments détournés et souvent injectés.
Aucun traitement pharmacologique n’a d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le trouble lié à l’usage de cocaïne, quelle que soit son intensité. Différentes approches pharmacologiques sont utilisées en regard des données actuelles de la littérature. Il existe notamment l’approche cinétique via l’immunothérapie (vaccins, anticorps monoclonaux) en cours d’étude chez l’homme que nous ne traiterons pas dans cet article. En pratique clinique, l’approche est pharmacodynamique, à savoir l’utilisation d’agents pharmacologiques ayant une action sur différents types de récepteurs/transporteurs cérébraux.
La ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé mercredi 4 novembre l’autorisation, par étapes, du don du sang par les homosexuels: «Nous voulons aller vers un alignement des conditions requises pour donner son sang pour tous». Des propos qui ont été pourtant, globalement, assez mal accueillis, voire mal compris. La même politique est appliquée aux États-Unis depuis le 21 décembre.
Les résultats publiés aujourd’hui en ligne dans le New England Journal of Medicine à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le sida, par le Professeur Jean Michel Molina, de l’Hôpital Saint-Louis (AP-HP, Paris) et de l’Université de Paris Diderot, et par l’équipe ANRS IPERGAY, soulignent le très haut niveau d’efficacité d’une stratégie de prévention du VIH (PrEP) chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes très exposés au risque de cette infection (HSH). Pris au moment des périodes d’activité sexuelle, ce traitement diminue de 86 % le risque d’être infecté par le VIH.
Une part importante (entre 35 % et 49 %) de migrants d’Afrique subsaharienne séropositifs pour le VIH et résidant en Ile-de-France ont été infectés après leur arrivée en France. Tel est le résultat principal de l’étude ANRS PARCOURS, coordonnée par Annabel Desgrées du Loû (Institut de recherche pour le développement/IRD) et financée par l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites). Ces résultats ont fait l’objet de publications dans les revues Eurosurveillance et AIDS, et viennent de paraître dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 1er décembre.