Dans le monde, 54% des personnes infectées par le VIH sont des femmes. En Europe, un tiers des personnes infectées sont des femmes. En France, le nombre de femmes vivant avec le VIH est estimé à 40000. Parmi les 6000 cas d’infection VIH découvertes en 2011, un tiers sont des femmes (la majorité d’entre elles sont originaires d’Afrique subsaharienne ou vivent dans les départements français d’outre-mer).
Le concept «d’épidémie cachée» ou de «populations cachées» recouvre désormais clairement l’ensemble des personnes ignorant leur séropositivité, toutes catégories confondues («vulnérables», «à risque», ou pas). Si en 2013, en France, on estime que près de 20% des personnes infectées l’ignorent, au Chili, l’estimation est bien plus alarmante encore: en 2011, près de 40 000 personnes vivent avec le VIH dans le pays et autour de 20 000 ne savent pas qu’elles en sont porteuses.
L’Académie nationale de médecine a consacré sa séance du 25 mars 2014 au cannabis et aux nouveaux cannabinoïdes de synthèse. Le compte-rendu, publié sur le site de Jean-Yves Nau, appelait une réponse, que voici dans son intégralité (Elle a été précédemment publiée sur le site de Jean-Yves Nau).
La sexualité entre femmes a toujours suscité fantasmes masculins, curiosité et humour potache. Perçue comme exempte de pénétration et donc de coït, cette sexualité est devenue une non-sexualité rendant invisible les lesbiennes dans les sphères publique et associative et délégitimant leurs relations affectives et sexuelles. Cette situation a conduit la plupart des femmes homosexuelles à taire leurs sexualités et ne pas prendre soin de leur santé sexuelle.
Près de trente ans après l’émergence de cette maladie, certaines populations hautement touchées par le VIH restent souvent négligées dans notre compréhension de l’épidémie. Ainsi, elles sont également écartées de notre réponse collective aux défis soulevés par le VIH. Ainsi, il y a un manque de surveillance épidémiologique des personnes trans.