Prévention et traitement précoce: nouvelles recommandations de l’OMS
Les recommandations tant attendues de l’Organisation mondiale de la Santé sur le traitement des personnes infectées par le VIH viennent d’être présentées le 30 septembre 2015.
Les recommandations tant attendues de l’Organisation mondiale de la Santé sur le traitement des personnes infectées par le VIH viennent d’être présentées le 30 septembre 2015.
L’effet préventif du traitement antirétroviral (ARV) sur la transmission sexuelle du VIH a suscité un espoir sans précédent dans la lutte contre l’épidémie, particulièrement en Afrique subsaharienne. Des résultats récents ont également documenté des bénéfices individuels importants à une initiation très précoce du traitement. En conséquence, les recommandations internationales viennent d’être révisées en vue d’une initiation des ARV pour toutes les personnes séropositives, indépendamment du niveau de CD4.
Le risque de transmission du VIH varie beaucoup selon les stades de l’infection, avec un risque particulièrement augmenté au moment de l’infection aigue et de la séroconversion (3 semaines) ainsi qu’au stade sida. Qu’en est-il du risque de transmission sous traitement ?
L’objectif de cette étude réalisée à partir d’une revue de la littérature selon les critères PRISMA, à partir des bases de données électroniques Medline, Cochrane, Embase et Web of Science était d’évaluer le risque de transmission hétérosexuelle du VIH par acte sexuel non protégé lorsque le partenaire infecté est sous TARV depuis plus de 6 mois et a un suivi médical régulier, incluant la mesure de la charge virale (CV).
Des stratégies d’allègement thérapeutique peuvent s’envisager, au cas par cas, chez des patients bien contrôlés sur le plan virologique, dans le but de réduire les prises médicamenteuses, la toxicité, et le coût du traitement antirétroviral.