Le chemsex, émergent
Combien d’usagers de chemsex parmi les HSH ? Quels défis par rapport à la prévention ? Deux sessions se sont préoccupées de ce phénomène émergent, difficile à quantifier.
Combien d’usagers de chemsex parmi les HSH ? Quels défis par rapport à la prévention ? Deux sessions se sont préoccupées de ce phénomène émergent, difficile à quantifier.
Les posters ont été roulés, les oratrices et les orateurs sont repartis dans la canicule amsterdamoise, le village global est démonté: AIDS 2018 ferme ses portes. Avant de prendre le Thalys, retour sur les chiffres forts de la conférence.
La session plénière du jeudi 26 juillet souligne une fois de plus que l’épidémie est loin d’être contenue. Des territoires, des populations entières sont surexposées au VIH, entretenant des micro-épidémies, et le besoin d’engagement est plus fort que jamais.
«Nous savons que la Prep fonctionne, c’est un scandale qu’elle ne soit pas disponible partout» a déclaré Ian Green, directeur du Terrence Higgins Trust, la principale association caritative britannique de lutte contre le VIH/Sida. Dans une session consacrée aux politiques de la Prep, ce jeudi 26 juillet à Amsterdam, force est de constater que la science est en butte aux politiques.
Mercredi 25 juillet, c’est un enjeu crucial pour la vie des personnes qui a été discuté à la conférence d’Amsterdam. Dans le monde, les lois criminalisant la transmission voire la simple exposition au VIH restent légion. La communauté scientifique réunie à Amsterdam a voulu réaffirmer la primauté des faits et des preuves scientifique, et combattre l’ignorance et la stigmatisation sur lesquelles ces législations sont fondées. Kerry Thomas, détenu américain condamné à 30 ans de prison pour non-dévoilement de sa séropositivité, a pu témoigner auprès des journalistes. Il est le symbole des milliers de personnes criminalisées à travers le monde.