«L’engrenage s’est très vite refermé»
Pierre, 25 ans, fait partie des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête. Extraits de l’entretien réalisé au mois de juin.
Pierre, 25 ans, fait partie des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête. Extraits de l’entretien réalisé au mois de juin.
La première enquête sur le slam en France a été menée, entre mai et juillet 2012, en utilisant le « Rapid Assessment Process », une méthode ethnographique qui permet, dans un temps court, de réaliser un état des lieux relativement exhaustif de l’objet de recherche. Des entretiens (individuels ou en groupe) ont été menés auprès d’une quinzaine de slameurs et auprès d’informateurs clés (médecins, acteurs associatifs). L’équipe présente ici sa démarche ainsi que les premiers résultats préliminaires.
Épiphénomène ou «slam fever»? L’injection de dérivés de la méphédrone est en expansion dans le milieu festif gay. Bien que sans aucun doute localisé et limité, le phénomène engendre de préoccupantes situations cliniques et sociales. Swaps et Vih.org ouvrent le dossier.
Marisol Touraine, ministre de la Santé, espère ouvrir en France de premières salles de consommation de drogue d’ici la fin de l’année, précisant lors de son passage sur BFMtv le 22 octobre, que plusieurs municipalités «de droite comme de gauche» sont déjà «prêtes à s’engager» pour accueillir ce type de salles.
La consommation d’alcool ne semble pas avoir d’effet délétère sur le nombre des CD4 chez les personnes vivant avec le VIH. Pour les auteurs de l’université Johns Hopkins, publiés sur Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes (JAIDS), «les bénéfices du traitement et de la diminution radicale de la charge virale l’emporte sur les effets préjudiciables de l’alcool».
Hétéroclite mais passionnante en raison des contrastes extrêmes entre les pays et les régions étudiés, la session animée par Anna Deryabina, Kazakhstan, et Adeeba Kamarulzaman, Malaysie,1HIV, Drug-Use and Risks in Different Contexts, 23.07.2012, 16:30-18:00, lundi 23/07/12 met en lumière les comportements sexuels des usagers de drogues et l’impact possible sur l’épidémie VIH.

A l’occasion du Séminaire de formation de la Commission Psy de la SFLS (Société française de lutte contre le sida) du 18 juin 2012, Jeffrey Levy, psychologue clinicien à Espas (Paris Xe), est revenu sur le lien entre prise de risque, consommation de drogue et augmentation des cas d’hépatite C chez les gays.
Le 66e numéro de Swaps, la revue santé, réduction des risques et usage de drogues, revient très largement sur le problème de la prohibition des drogues à l’heure de la mondialisation —et plus précisément sur la question cristallisante de la dépénalisation de l’usage du cannabis. Un fort parfum d’actualité, à télécharger
La Global commission on drugs a publié le 26 juin 2012 un rapport à charge contre la politique de guerre à la drogue telle qu’elle est notamment menée aux Etat-unis, en Russie, en Thaïlande ou en Chine et accuse ces pays d’ignorer les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé.
Dans un article en date du 8 février, Libération révèle qu’un dysfonctionnement du ViraferonPeg®, le stylo injecteur d’interféron pégylé de Merck utilisé dans le traitement de l’hépatite virale C, a été signalé en février 2011 au laboratoire et que cette alerte est restée sans suite. Revue de web.
Si la loi de 1970 ne contenait pas en elle-même de volonté de répondre au problème de la drogue par l’unique réponse carcérale, la pratique et les interprétations répressives de circulaires prises dans des moments de réaction publique passionnée ou de compétition électorale ont progressivement dégagé une tendance lourde à emprisonner les usagers de drogue.
Didier Jayle, professeur d’addictologie au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), s’interroge sur les conditions pratiques et les effets pervers possibles sur la santé des détenus d’un éventuel déploiement de programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral français, en particulier le risque de voir exploser les injections de buprénorphine.
Entretien avec Catherine Paulet, psychiatre chef du service médico-psychologique régional et du centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) du centre pénitentiaire de Marseille-Baumettes et de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille.
En Europe comme ailleurs, il existe de fortes disparités quant à la disponibilité du matériel et des mesures favorisant la réduction des risques de transmission du VIH par usage de drogue intraveineuse.
Deux enquêtes récentes en milieu pénitentiaire, l’une portant sur les prévalences virales et le dispositif de soin (enquête Prévacar), l’autre sur la disponibilité et l’accessibilité aux mesures de prévention et de réduction des risques infectieux (étude Pri2de), apportent de nouvelles données confirmant la nécessité d’un ajustement de la politique de santé publique en milieu pénitentiaire.
L’enquête Prévacar est une enquête sur la santé des personnes détenues réalisée par la DGS avec la coordination scientifique de l’InVS. Le programme Pri2de est le programme de recherche et intervention pour la prévention du risque infectieux en détention.
Le Cirrhomètre est le premier test sanguin non invasif qui permet le diagnostic de cirrhose hépatique. Dans 75% des cas, il affirme ou exclut la cirrhose avec une fiabilité supérieure à la ponction biopsie hépatique (PBH). Un article du Quotidien du Médecin effectue un point sur cet outil diagnostic, breveté par le CHU d’Angers.
Une équipe italienne identifie, par séquençage haut débit, des antigènes de Chlamydia trachomatis producteurs d’anticorps, et montre que, chez des souris, diverses combinaisons de ces antigènes stimulent des lymphocytes T CD4+ multifonctionnels, ce qui constitue une avancée importante dans la recherche d’un vaccin contre les infections à chlamydia.
Réunie du 3 au 7 avril à Beyrouth, la Conférence internationale sur la réduction des risques 2011 a lancé un appel pour une prise de conscience des risques d’épidémie VIH chez les usagers de drogues injecteurs.