Prise de poids sous ARV: agir au-delà du switch

À l’AFRAVIH 2026, deux présentations ont remis la prise de poids sévère et l’obésité au centre du suivi des personnes vivant avec le VIH. Les inhibiteurs d’intégrase et le ténofovir alafénamide (TAF) sont clairement associés à une prise de poids, mais arrêter ces molécules ne suffit presque jamais à rendre les kilos. Le débat se déplace vers les analogues du GLP-1, l’activité physique et la prévention au moment de l’initiation du traitement.

GLP-1 RA : au-delà du diabète et de l’obésité, de nouvelles pistes thérapeutiques à confirmer chez les PVVIH

Réduction des addictions, protection cardiovasculaire indépendante de la perte de poids, activité anti-inflammatoire potentiellement utile contre l’inflammation résiduelle du VIH : les agonistes du GLP-1 multiplient les signaux encourageants. Mais comme l’a rappelé Todd T. Brown1Johns Hopkins à la CROI 2026, les données spécifiques aux PVVIH restent rares, les effets sarcopéniants inquiètent dans cette population, et la question d’un traitement à vie, à un coût qui interroge à l’échelle mondiale, est loin d’être tranchée.