Alors que les femmes représentent 30% des nouvelles infections VIH en France —et 45% dans le monde—, elles ne comptent que pour 6% des initiations de PrEP du 1er semestre 2025. Un signal de l’inadéquation aux besoins des femmes des modèles de PrEP existants. De nouvelles recommandations européennes et les formulations injectables ouvrent des perspectives encourageantes.
Dans cette étude de phase II, l’administration hebdomadaire par voie orale d’islatravir (ISL), inhibiteur nucléosidique de translocation et de la transcriptase inverse, en association avec le lenacapavir (LEN), inhibiteur de la capside, permettait de maintenir un taux élevé de suppression virologique à S48 chez des adultes vivant avec le VIH-1 dont la charge virale était déjà contrôlée. Ces résultats avaient été montrés lors d’une précédente conférence. Les données présentées ici portent sur l’efficacité et la tolérance à S96 semaines.
L’adoption et la persistance de la PrEP sont sous-optimales chez certaines populations touchées de manière disproportionnée par le VIH. PURPOSE 5 vise à donner la priorité à l’inclusion de ces populations touchées, qui ont été historiquement sous-représentées dans les essais cliniques sur la PrEP.
Peu de données sont disponibles concernant l’utilisation du lénacapavir (LEN) en vie réelle depuis son autorisation de mise sur le marché en France. Une première étude, observationnelle, rétrospective, réalisée au sein du réseau de virologie et de pharmacologie de l’ANRS-MIE, visait à décrire les caractéristiques virologiques des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ayant initié un traitement à base de LEN, à partir de décembre 2022, ainsi que l’évolution virologique au cours du suivi.
La conférence scientifique de l’European AIDS clinical society (EACS) s’est tenue à Paris du 15 au 18 octobre 2025 et a réuni plus de 3 000 participants dans la capitale, dans un contexte international difficile pour une lutte contre le VIH/sida très impactée par les retraits américains.