Rétention dans le circuit des soins: beaucoup d’initiatives pour un enjeu majeur

Les éléments concernant les possibilités individuelles, sociétales, politiques qui sont données à une personne vivant avec le VIH de rester dans le système de soins (rétention) sont au centre de bien des débats transdisciplinaires. Et de ce fait présents à la conférence de l’IAS. L’occasion de rappeler le parent pauvre des débats scientifiques : l’observance et la qualité de la relation soignant-soigné, facteur clé de rétention. 

Jean-Paul Moatti: «Il faut plus de synergies entre lutte contre le sida, amélioration des systèmes de santé et action pour le développement»

Au moment même où la palette des outils de lutte contre l’épidémie s’élargit, les ressources mondiales disponibles dans la lutte contre le sida baissent. Après 25 ans de progrès ! Comment repenser le financement de la lutte contre le sida ? Analyses et suggestions d’évolutions de l’économiste Jean-Paul Moatti.1Cet entretien a été réalisé peu avant l’annonce de la décision du Fonds mondial d’annuler le round 11, qui suspend jusqu’en 2014 la poursuite de l’accès universel, et avant l’annonce de la démission de Michel Kazatchkine de la tête du Fonds mondial. En 2010, 6,6 millions de personnes vivant avec le VIH recevaient un traitement antirétroviral au Sud selon l’Onusida.

Trente ans de sida

Il y a 30 ans, deux ans avant l’identification du VIH, les premiers cas de malades du sida étaient signalés. En 2011, environ 34 millions de personnes vivent avec le VIH. Et de 25 à 33 millions en sont déjà mortes, malgré les énormes progrès réalisés.

Le 5 juin 1981, le Center for Disease Control d’Atlanta publiait son bulletin épidémiologique Mortality et Morbidity Weekly Report qui faisait état de cinq cas de pneumonie rare chez des homosexuels américains, fortement immunodéprimés. L’Onusida, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, publie ce mois-ci un rapport consacré à ce triste anniversaire : Le sida 30 ans après : un tournant pour les nations.

«Les charges virales sont considérées comme un produit de luxe»

A l’occasion de la conférence de Vienne 2010, Isabelle Andrieux-Meyer, de Médecins Sans Frontières, et Christine Rouzioux, professeur de médecine et virologue à l’hôpital Necker, font le point, en video, sur les difficultés d’accès à la mesure de la charge virale dans les pays du Sud.

L’accès à la charge virale VIH dans les pays à ressources limitées : état des lieux et orientations pour l’action

Dans les Pays du Nord, associée à la mesure des CD4 la mesure de la charge virale (CV) est un standard en matière de suivi des patients VIH+ sous traitement antirétroviral. Dans les pays du Sud, force est de constater que l’accès aux tests de charge virale demeure dans la quasi-totalité des cas une exception et l’installation de réseaux de mesure constitue un défi majeur.