Le comité éditorial de Swaps a longuement débattu pour savoir si ce numéro spécial consacré à la guerre contre les drogues devait être titré «War on drugs», assertion typiquement nord-américaine, époque Richard Nixon, dont Fabrice [Lire la suite…]
La CROI est aussi l’occasion de dresser le constat des expériences qui marchent et des programmes qui font reculer l’incidence et la morbidité. Mais aussi de déterminer ceux et celles qui restent sur le carreau du test and treat.
Les résultats de l’étude ANRS réalisée auprès d’hommes gays montre qu’en intention de traiter, le pourcentage de réduction du risque relatif est de 86%, soit le plus élevé jamais observé dans un essais de prophylaxie pré-exposition (Prep). Tout semble indiquer que cette prévention, lorsqu’elle est prescrite et bien prise dans les conditions d’un essai de ce type, avec l’accompagnement important que l’on sait, donne des niveaux de protection chez les personnes observantes proche de 100%.
La 22ème Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) s’ouvre ce lundi 23 février à Seattle. Jusqu’au 26 février, des chercheurs et des cliniciens du monde entier travaillant dans le champ du VIH/sida profiteront de ce rendez-vous annuel pour échanger sur les dernières découvertes en matière d’infectiologie. La prévention bio-médicale, et en particulier la prophylaxie pré-exposition (Prep), devrait se tailler la part du lion dans les discussions.
Les principaux résultats de l’étude VOICE, qui n’avait pas réussi à montrer l’intérêt préventif de la Prep, viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine (NEJM). L’échec de l’essai serait en fait dû en grande partie à une observance extrêmement faible chez les participantes; l’utilisation d’antirétroviraux (ARV) en prévention ne pouvant bien sûr être évaluée que si les médicaments sont effectivement utilisés.