Tasp : le moment du doute ?
Des publications récentes sèment-elles le doute sur la montée en puissance possible du tasP comme outil de prévention ? Rappel et questionnement.
Des publications récentes sèment-elles le doute sur la montée en puissance possible du tasP comme outil de prévention ? Rappel et questionnement.
La Conférence de Washington a été, au-delà de ses enjeux évidents –scientifiques, publics, sociétaux–, l’occasion de mettre en valeur la passation de pouvoir au sein de l’International AIDS Society (IAS), avec le discours plénier de sa nouvelle présidente, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine. En voici une retranscription.
Au début des années 1980 en France, sur fond de massification de l’usage d’héroïne, l’attention médiatique se focalise sur de nouveaux lieux de la drogue, qu’une lecture sensationnaliste et racoleuse portée par quelques journaux ou hebdomadaires dépeint comme des endroits sordides et dangereux tels que, à Paris, la « rue de la drogue » de Belleville, les passages de la rue du Faubourg-Montmartre ou encore le quartier de la Goutte-d’Or. Mais la plus emblématique des nouvelles scènes de l’héroïne de cette époque restera pendant longtemps un petit ensemble de bâtisses vétustes et de ruelles glauques tapies dans l’ombre de la gare de Lyon : l’îlot Chalon.
Les éléments concernant les possibilités individuelles, sociétales, politiques qui sont données à une personne vivant avec le VIH de rester dans le système de soins (rétention) sont au centre de bien des débats transdisciplinaires. Et de ce fait présents à la conférence de l’IAS. L’occasion de rappeler le parent pauvre des débats scientifiques : l’observance et la qualité de la relation soignant-soigné, facteur clé de rétention.
Alors qu’à Abuja était fixé aux Etats l’objectif d’allouer au moins 15% de leur budget à la santé, se pose la question, avec la nouvelle gouvernance du Fonds, de l’accès universel au soin et de son financement global.