Swaps 70 : Crack
Quelle que soit son appellation —«caillou», «roxanne», «free base», etc.—, le crackCrack Le crack est inscrit sur la liste des stupéfiants et est la dénomination que l’on donne à la forme base libre de la [Lire la suite…]
Quelle que soit son appellation —«caillou», «roxanne», «free base», etc.—, le crackCrack Le crack est inscrit sur la liste des stupéfiants et est la dénomination que l’on donne à la forme base libre de la [Lire la suite…]
Surnommé le « caillou » ou la « roxanne », le crack résulte de la purification du chlorhydrate de cocaïne au moyen d’éther éthylique, de bicarbonate de soude ou plus généralement d’ammoniaque afin d’obtenir une « cocaïne basée » ou free-base sous forme de cristaux. Destiné à être fumé, ou inhalé au moyen d’une « pipe à crack » ou, de façon plus rudimentaire, dans des cannettes vides de bière ou de coca ou encore à l’aide d’un doseur à pastis, le crack agit en l’espace d’une minute et provoque les mêmes effets que la cocaïne pour seulement 10 à 15 min. Chez les usagers, déjà issus de populations marginalisées, la sensation de flash et la descente sont à la base de comportements violents et d’une puissante dépendance.
En France, la première cause de contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) reste le partage du matériel contaminé entre les usagers de drogues (UD). Selon l’étude InVs-ANR Coquelicot, en 2004, la prévalence du VHC parmi les UD est de 59,8% et passe à 72,5% chez les usagers de crack. Un grand nombre d’UD infectés ne sont pas soignés, par peur du traitement, des examens ou encore parce qu’ils en sous-estiment la gravité. L’utilisation du FibroScan® permet une évaluation non invasive de la fibrose hépatique et aussi de passer du dépistage, stade auquel souvent les UD arrêtent leur démarche de soin, au stade de diagnostic, plus parlant.
Cet article a été publié dans le Swaps n°69. Il rend compte du premier colloque commun Cnam/AIDES/vih.org organisé le 29 novembre 2012 au Conservatoire National des Arts et Métiers.à Paris.
A l’occasion des 30 ans de la découverte du VIH, Vih.org avait publié un extrait de Sida 2.0, de Gilles Pialoux et Didier Lestrade qui racontait le détail de la séquence disputée entre la France et les États-Unis de découverte du VIH. À relire pour les 40 ans d’un moment d’histoire, qui vaudra le prix Nobel 2008 à Françoise Barré-Sinoussi et à Luc Montagnier.