Une session de la CROI s’est intéressée aujourd’hui au serosorting – faire intervenir dans le choix d’un partenaire sexuel à la fois le statut sérologique de ce dernier, et le sien propre. Malheureusement, sans aborder vraiment les motivations des partenaires ou l’efficacité possible de ces pratiques.
Cela était inscrit : cette CROI 2015 serait dévolue à la prévention VIH, ou ne serait pas.
Les résultats de l’étude ANRS réalisée auprès d’hommes gays montre qu’en intention de traiter, le pourcentage de réduction du risque relatif est de 86%, soit le plus élevé jamais observé dans un essais de prophylaxie pré-exposition (Prep). Tout semble indiquer que cette prévention, lorsqu’elle est prescrite et bien prise dans les conditions d’un essai de ce type, avec l’accompagnement important que l’on sait, donne des niveaux de protection chez les personnes observantes proche de 100%.
Retour sur l’essai ANRS Ipergay (Intervention Préventive de l’Exposition aux Risques avec et pour les Gays), dont le but était de démontrer que la prophylaxie pré-exposition (Prep), dans un cadre de prévention combinée, peut permettre de réduire le risque d’infection par le VIH. Cet essai se distinguait par une offre «à la demande», uniquement au moment de l’exposition aux risques. Les derniers résultats montrent une réduction du risque de 86%.
Les principaux résultats de l’étude VOICE, qui n’avait pas réussi à montrer l’intérêt préventif de la Prep, viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine (NEJM). L’échec de l’essai serait en fait dû en grande partie à une observance extrêmement faible chez les participantes; l’utilisation d’antirétroviraux (ARV) en prévention ne pouvant bien sûr être évaluée que si les médicaments sont effectivement utilisés.