Le «patient de Berlin» difficilement reproductible
L’«éradication» de l’infection chez le patient de Berlin a poussé d’autres équipes à tenter de reproduire le résultat, sans grand succès pour l’instant.
L’«éradication» de l’infection chez le patient de Berlin a poussé d’autres équipes à tenter de reproduire le résultat, sans grand succès pour l’instant.
La CROI se termine toujours sur un bilan. Pour certains, ce ne sont simplement que quatre jours de perdus pour comprendre les règles sociales US (tips, regards, ascenseur, séduction, fine…), pour quelques uns ce n’est que regrets de tous les abstracts qu’on aurait pu soumettre, pour d’autres enfin c’est la conscience qu’il n’y a vraiment plus rien à acheter chez Banana Republic ou chez Abercrombie & Fitch, qui nous sauva du ridicule en rentrant.
La CROI est aussi l’occasion de dresser le constat des expériences qui marchent et des programmes qui font reculer l’incidence et la morbidité. Mais aussi de déterminer ceux et celles qui restent sur le carreau du test and treat.
Cela était inscrit : cette CROI 2015 serait dévolue à la prévention VIH, ou ne serait pas.
Cet essai de phase II, initié en 2011 chez des adolescents vise à évaluer l’intérêt d’un traitement (EFV + 2 INTI) discontinu (5/7 jours) par comparaison à ce même traitement en continu sur le maintien de l’indétectabilité du VIH. Cette étude avait pour ambition d’optimiser le bénéfice d’un ART tout en minimisant sa toxicité à long terme. Pour cela, il faut à la fois prévenir la résistance et maintenir les options futures. Cela est particulièrement important chez les adolescents destinés à être traités leur vie durant.