Nouvelles molécules, nouvelles stratégies

Difficile, après le symposium préliminaire à la conférence consacré à «cure», de distinguer le futur possible des réalités scientifiques d’aujourd’hui. A ce titre, les résultats de l’utilisation du Vorinostat chez les Rhésus Macaques ont été largement commentés. La conclusion qui s’en dégage est que ce n’est pas cette molécule qui devrait constituer le fond baptismal de l’éradication, mais que l’on va vers la nécessité d’une combinaison de concepts et d’approches pour pouvoir purger efficacement les réservoirs. Reste le point à faire sur les résistances et les spectaculaires données de la cohorte ANRS Visconti.

Cohorte VISCONTI : 14 patients contrôlent leur infection VIH plus de sept ans après l’arrêt de leur traitement

Une nouvelle publication scientifique rapporte les cas de 14 patients adultes contrôlant leur infection VIH plus de sept ans après l’arrêt de leur traitement. Après la description début mars d’un bébé en état de «rémission fonctionnelle», la cohorte ANRS EP 47 « VISCONTI » confirme, sur un nombre plus grand de patients et sur une période plus étendue, le rôle déterminant d’une intervention thérapeutique précoce pour induire un contrôle de l’infection VIH. Ces résultats peuvent avoir d’importantes implications dans la recherche de stratégies qui visent à éradiquer l’infection ou tout au moins à induire un contrôle stable et durable de l’infection sans traitement.

Sida : en Afrique, les hommes répondent moins bien au traitement

Plus de 25 millions de personnes sont infectées aujourd’hui par le virus du sida en Afrique, parmi lesquelles une majorité de femmes. Cependant, une étude conduite par des chercheurs d’ Epicentre(1) et de l’IRD révèle que les hommes réagissent moins bien au traitement. L’ étude, basée sur quatre programmes de Médecins sans frontières France au Malawi, en Ouganda et au Kenya, montre que la reconstitution immunitaire est plus lente chez les hommes que chez les femmes.