Dolutégravir en Afrique du Sud : 96% de suppression virale grâce au déploiement des multithérapies

Une vaste étude de cohorte sud-africaine portant sur plus de 380000 adultes vivant avec le VIH confirme l’efficacité supérieure des régimes à base de dolutégravir sur la suppression virale, tout en alertant sur l’impact délétère des interruptions de traitement antirétroviral. La suppression virale a atteint 95,9% en 2023, dépassant l’objectif de 95% fixé par l’Onusida.

VIH-1 : les mutations de résistance au lénacapavir fragilisent le virus

L’analyse de séquences virales issues d’essais cliniques du lénacapavir révèle des mutations de la capside qui réduisent la sensibilité au traitement. Ces mutations perturbent toutefois la stabilité de la capside et diminuent significativement la fitness virale. Ces résultats, publiés dans Science Translational Medicine, éclairent les limites évolutives de la résistance à cette nouvelle classe d’antirétroviraux.

Antiviraux injectables à longue durée d’action contre le VIH : une nouvelle vague de molécules

Inhibiteurs d’intégrase et de capside injectables, anticorps bispécifiques, stratégies anticorps/antirétroviral et bithérapies orales de simplification : la session dédiée aux antiviraux à longue durée d’action de la CROI 2026 a aligné des résultats allant de la première injection chez l’humain jusqu’aux essais de phase III. Avec des demi-vies se comptant en semaines et des schémas d’administration qui s’espacent toujours davantage, ces données confirment que la prise en charge du VIH est en train de changer d’échelle temporelle.

ARTISTRY-1 : un comprimé par jour pour remplacer les multithérapies anti-VIH complexes

L’essai de phase 3 ARTISTRY-1, publié dans The Lancet le 25 février 2026 et présenté simultanément à la CROI 2026 de Denver, démontre la non-infériorité d’un comprimé quotidien unique de bictégravir-lénacapavir (BIC/LEN, Gilead) par rapport aux schémas antirétroviraux complexes pour le maintien de la suppression virologique à 48 semaines. Un second essai en double aveugle, ARTISTRY-2, confirme ces résultats face au B/F/TAF.

Prise de poids sous antirétroviraux : l’impact majeur du retard au traitement

Longtemps considérée comme un simple rattrapage pondéral après l’amaigrissement lié au VIH, la prise de poids sous traitement antirétroviral révèle une réalité plus complexe. Si l’impact pondéral des inhibiteurs d’intégrases est désormais bien documenté, des études récentes révèlent que le stade d’initiation du traitement antirétroviral constitue le facteur de risque majeur de prise de poids.