Etude ANRS12168 DYNAMO : VIH-1/O ou VIH-1/M – différence de CV et réponse au traitement

Les VIH-1 groupe O (VIH- 1/O – Outlier) sont endémiques au Cameroun (environ 1 % des infections par le VIH). Ils sont caractérisés par une grande diversité génétique intra-groupe et sont très divergents par rapport au VIH1/M (Major). Les propriétés génétiques et antigéniques ont des répercussions sur le diagnostic, le suivi virologique et la prise en charge thérapeutique des patients infectés, en particulier une résistance naturelle aux INNTI, pourtant utilisés au Cameroun en première ligne de traitement. L’étude ANRS12168 DYNAMO avait pour objectif de comparer, sur une période de 24 mois, les réponses cliniques, virologiques et immunologiques à un traitement par 2 INTI+1 IP/r (AZT + 3TC + LPV/r) instauré chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, infectés par un VIH-1/O ou par un VIH-1/M (figure 1). 

Plateformes ouvertes et charges virales : le programme OPPera

La Pr. Christine Rouzioux (laboratoire de virologie, Hôpital Necker, Université Paris Descartes, Paris) est la responsable scientifique du programme OPPera, qui vise à la généralisation de l’intégration de la mesure de la charge virale dans la prise en charge des patients du Sud. Elle a fait le point sur ce projet lors de la 8ème Conférence de l’AFRAVIH.

Etude TEMPRANO-Social : initiation précoce du traitement antirétroviral en Afrique – conséquences sociales et comportementales

Au sein de l’essai clinique de traitement antirétroviral précoce TEMPRANO-ANRS12136 conduit à Abidjan, l’étude TEMPRANO-Social est une étude socio-comportementale qui a porté sur 2 061 participants dont les caractéristiques cliniques, sociales et comportementales étaient comparables, après randomisation, entre les groupes traitement précoce (n=1033) et traitement différé (n=1028).

Interview : comment OPP-ERA fait bouger les lignes

Selon le Pr Christine Rouzioux, les données du programme OPP-ERA peuvent changer la donne dans les pays du Sud. L’intégration de la mesure de la charge virale dans la prise en charge des patients doit maintenant se généraliser. Ces données sont présentées lors de la 8ème Conférence de l’AFRAVIH qui se déroule à Bruxelles du 20 au 23 avril.
Le Pr Christine Rouzioux (laboratoire de virologie, Hôpital Necker, Université Paris Descartes, Paris) est la responsable scientifique du programme OPP-ERA.