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Démarrer un traitement ARV chez l’adolescent et l’adulte

Dans les pays africains, la décision de débuter les ARV (traitements antirétroviraux), chez l’adulte ou l’adolescent, se prend si possible en fonction d’une évaluation clinique et immunologique. En vue de l’élargissement rapide des programmes d’ARV et d’un accès universel à ce traitement, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) insiste sur l’utilisation des paramètres cliniques dans le processus de décision. L’OMS reconnaît que la connaissance du nombre de CD4 avant traitement et lors du suivi améliore la validité de l’utilisation du stade clinique pour décider de la mise sous TAR et pour le suivi. Toutefois, son absence ne doit pas retarder la mise sous traitement ARV d’un patient éligible cliniquement.

La classification clinique de la maladie VIH comprend 4 stades OMS. L’infection à VIH peut être asymptomatique (stade clinique OMS 1), modérée (stade clinique OMS 2), avancée (stade clinique OMS 3) ou sévère (stade clinique OMS 4).  Un certain nombre de manifestations cliniques sont décrites pour différencier  les différents stades. Quand la numération des CD4 n’est pas disponible, ces stades cliniques sont utilisés pour guider les décisions quant à la mise sous prophylaxie par le cotrimoxazole, à la mise sous ARV ou au changement de ARV. En général, il est recommandé de commencer les ARV aux stades 3 et 4.

Suivi de l’observance pour anticiper l’échec virologique en Afrique

Menée chez des adultes ayant débuté un traitement contenant un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) en Afrique australe, une étude observationnelle montre l’intérêt du monitorage de l’adhérence au traitement ARV pour anticiper l’échec virologique. Un outil peu coûteux à ne pas négliger !

ARV, soins déconcentrés et mortalité en Ouganda

Au-delà de la présentation orientée de cet article du Lancet, les bons résultats d’un programme pilote ougandais où les ARV sont délivrés chaque semaine à domicile invitent à se poser la question de la faisabilité et du rapport coût-efficacité de ce type de pratique. Et apportent des données intéressantes sur la mortalité précoce des adultes VIH+
en Afrique subsaharienne.