HPV : Il est urgent de vacciner les hommes

A la conférence Eurogin 2012 qui se tenait du 8 au 11 juillet à Prague, le ton a été donné dès le début des sessions scientifiques par Margaret Stanley, virologue et biologiste de l’épithélium, à l’Université de Cambridge: le Papilloma Virus Humain1Il existe une centaine de génotypes différents de ce virus HPV. Les génotypes 16 et 18 sont les plus oncogènes alors que les génotypes 6 et 11 sont responsables des condylomes avec faible potentiel évolutif vers les cancers. Depuis peu, 2 vaccins sont disponibles en France chez les filles de 14 ans. Celles ayant eu leurs premiers rapports au plus tard dans l’année peuvent en bénéficier jusqu’à 23 ans : Cervarix® produit par GlaxoSmithKline et efficace contre l’HPV 16, 18 (les deux responsables de plus 80% des cas de cancers du col de l’utérus) et le Gardasil® produit par Merck & Co. Efficace aussi contre les variantes 16 et 18 mais aussi les génotypes 6 et 11 qui sont responsables de la plupart des condylomes. (HPV) est à l’origine de 5,2% de tous les cancers au niveau mondial.

La fin de l’épidémie en vue ? Les avis divergent

«Il est possible de changer la trajectoire de la pandémie» déclare le Dr Anthony Fauci, virologue américain, lors d’un entretien à l’AFP. Le Pr Jean-François Delfraissy estime pour sa part, dans une interview au journal Le Point, que «ce n’est pas pour demain» et redoute «que ces propos [ne] suscitent de faux espoirs».

VIH, pauvreté et sécurité alimentaire dans les pays industrialisés

Un bon état nutritionnel est important lorsque l’on vit avec le VIH. Mais de nombreuses personnes atteintes vivent dans la précarité, voire la pauvreté, et ont du mal à se procurer l’alimentation dont elles auraient besoin. Une synthèse canadienne (pdf, 247Ko) effectue un état des lieux sur le rapport entre VIH, pauvreté et sécurité alimentaire, sur les populations particulièrement touchées ainsi que sur les recherches et politiques nécessaires pour améliorer cet état de fait.

Un argumentaire canadien contre la pénalisation de la non-divulgation de la séropositivité VIH à son partenaire

Dans le cadre d’affaires où le risque de transmission du VIH est au centre du litige, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a demandé en décembre 2011 à la Cour suprême du Canada la possibilité de déposer un mémoire présentant «le point de vue scientifique ainsi que les impacts potentiels de la « sur-criminalisation » en terme de santé publique». Après aval de la Cour, ce mémoire (pdf, 102Ko) vient d’être publié en ligne.

La LGV progresse en Europe, principalement chez les gays séropositifs

Apparition en République tchèque, doublement des cas notifiés par l’Agence de Santé publique de Barcelone, en Espagne. Deux articles d’Eurosurveillance (Vol. 17, n° 2, 12 janvier 2012) montrent que la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) continue à se propager en Europe, plus particulièrement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et vivant avec le VIH.