Interview : comment OPP-ERA fait bouger les lignes

Selon le Pr Christine Rouzioux, les données du programme OPP-ERA peuvent changer la donne dans les pays du Sud. L’intégration de la mesure de la charge virale dans la prise en charge des patients doit maintenant se généraliser. Ces données sont présentées lors de la 8ème Conférence de l’AFRAVIH qui se déroule à Bruxelles du 20 au 23 avril.
Le Pr Christine Rouzioux (laboratoire de virologie, Hôpital Necker, Université Paris Descartes, Paris) est la responsable scientifique du programme OPP-ERA.

Communication autour du «Vaccin» de Biosantech : nouvel effet d’annonce et réactions des spécialistes VIH/sida

Avec son annonce de résultats préliminaires, «encourageants» mais non publiés, d’un vaccin curatif testé sur des patients séropositifs à Marseille, la start-up française Biosantech a une nouvelle fois créé le buzz autour d’elle, avant que les militants engagés dans la lutte contre le VIH et des scientifiques dont le directeur de l’ANRS Jean-François Delfraissy, n’appellent à la raison: ces résultats ne veulent rien dire.

Migrants d’Afrique Subsaharienne et vih : plus d’un tiers des infections ont lieu après l’arrivée en france

Une part importante (entre 35 % et 49 %) de migrants d’Afrique subsaharienne séropositifs pour le VIH et résidant en Ile-de-France ont été infectés après leur arrivée en France. Tel est le résultat principal de l’étude ANRS PARCOURS, coordonnée par Annabel Desgrées du Loû (Institut de recherche pour le développement/IRD) et financée par l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites). Ces résultats ont fait l’objet de publications dans les revues Eurosurveillance et AIDS, et viennent de paraître dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 1er décembre.

PrEP : Ce que nous ont appris les essais

En France, en 2014, environ 6600 personnes ont découvert leur séropositivité pour le VIH (InVs 2015). Malgré les progrès considérables réalisés dans le traitement des personnes vivant avec le VIH, ce nombre de nouvelles découvertes de séropositivité en France est stable depuis 2007. Et démontre les limites des stratégies de prévention actuelles, justifiant une nouvelle approche de la prévention de cette infection.