«Test and treat» : quid du dépistage ?

Une des fonctions essentielles des conférences mondiales est de forger un consensus sur les mesures prioritaires à mettre en place pour endiguer l’épidémie. Cela se traduit bien souvent par l’élaboration de mots d’ordre qui s’imposent comme évidences répercutées jusqu’aux conférences suivantes. Si en 2008, à Mexico, la stratégie de «multi-prévention» incluant les traitements constituait ce mot d’ordre repris par tous, on a assisté, à Vienne, à la consécration de l’option biomédicale.

Campagne 2010 : L’Inpes incite au dépistage

Pour pouvoir bénéficier des avancées scientifiques dans le champ du VIH, en particulier des traitements et de la prévention positive, il faut connaître son statut sérologique. La prochaine campagne française de l’Inpes suit en cela les recommandations du Rapport Lert-Pialoux, du Rapport de l’HAS sur le dépistage et bien-sûr du Plan national de lutte contre le VIH & les IST 2010-2014. 

Quels usages du dépistage en 2010? Une enquête de Sida Info Service

Qui se fait dépister ? Pour quelle(s) raison(s) ? Où ? Quelles sont les autres IST recherchées ? Quelles difficultés face au dépistage ? Alors que les stratégies de dépistage du VIH en France évoluent, Sida Info Service publie les résultats d’une enquête réalisée via internet en juin-juillet 2010 avec, pour objectif, de préciser son utilisation. 

Les stratégies de dépistage du VIH en France : modélisation

Un travail de modélisation, dont les résultats ont été publiés dans PloS One, montre qu’un dépistage proposé une fois à l’ensemble de la population française de 15 à 70 ans apparaît médicalement et économiquement pertinent. Dans les sous-populations où le risque de transmission du VIH est accru, la proposition d’un dépistage répété annuellement est médicalement justifiée et coût-efficace.