Le congrès de l’EASL à Amsterdam met le VHC sur orbite

Ce n’est pourtant «qu’une» conférence européenne, L’EASL, 48éme meeting de l’European Association For the Study of the Liver, sise dans la capitale du coffee shop , des bicyclette fleuries et  «des marins qui chantent les rêves qui les hantent», Amsterdam. Pourtant au-delà des 9612 participants (record historique), des 1468 abstracts dont 130 communications orales et 21 late breakers, il règne, au RAI Convention Centre, lieu engoncé entre autoroute et réseau ferré, aussi accueillant qu’un supermarket de la Friseland, une effervescence sans précédent dans l’histoire de l’hépatite C. Bref le congrès «où il fallait être».

Commercialisation des autotests : Pourquoi le CNS rend un avis favorable

Le Conseil national du sida, chargé d’émettre des avis et des recommandations sur toutes les questions posées par le VIH/sida à la société, vient de se prononcer en faveur de la mise à disposition des autotests de dépistage de l’infection à VIH. Une petite révolution, ses deux précédents avis sur le sujet étaient demeurés négatifs.

Attente des HSH vis-à-vis des autotests VIH sur Internet : Résultats de l’étude Webtest

La question des «home test» VIH dans l’arsenal d’offres de dépistage a été récemment réactivée par l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) pour un test salivaire pourtant non autorisé en France. L’occasion de revenir sur les données issues de l’enquête1Greacen T., Friboulet D., Fugon L., Hefez S., Lorente N., Spire B. “Access to and use of unauthorised online HIV self-tests by Internet-using French-speaking men who have sex with men”. Sex Transm Infect, 88:368-374, 2012,2Greacen T., Friboulet D., Blachier A., Fugon L., Hefez S., Lorente N., Spire B. “Internet-using Men who have Sex with Men would be interested in accessing authorised online HIV Self-tests”. Aids Care, 2012 menée par Aides, le SNEG (Syndicat national des entreprises gaies) avec le soutien de l’ANRS, avec l’intervention faite dans le cadre du symposium Sidaction de la conférence.

Mieux dépister pour une meilleure prévention

Comment mieux dépister ? C’est l’une des questions auxquelles la Confé­rence de Washington a essayé de répondre. L’enjeu est de taille : mieux dépister c’est, au niveau individuel, favoriser l’instauration rapide d’un traitement antirétroviral (ARV) qui réduit morbidité et mortalité. C’est aussi, au niveau collectif, agir sur le propagation du virus, en réduisant les risques de transmission : une personne qui se sait séropositive protège davantage ses partenaires qu’une personne qui ignore son statut sérologique, et les effets du «traitement comme prévention» (TasP) font l’objet d’un consensus scientifique de plus en plus large.

Le TasP toujours plus présent

Après le « scoop » des résultats de l’essai HPTN 052 à la conférence de l’IAS de Rome en juillet 2011, la question de l’utilisation du TasP (treatment as prevention) reste très présente. L’occasion de revenir sur les questions posées sur son indiscutable efficacité, au moins sur les couples sérodiscordants en Afrique.