CAB-LA en PrEP : les cohortes OPERA et TRIO confirment une efficacité élevée en vie réelle

Présentées à la CROI 2026, les données à long terme des cohortes OPERA et TRIO une incidence du VIH très faible sous cabotégravir injectable en PrEP, comparable à celle des essais cliniques. Elles révèlent toutefois qu’environ un tiers des utilisateurs connaissent des retards d’injection et que le dépistage du VIH reste insuffisamment systématique. Des constats à intégrer alors que la disponibilité en France est imminente.

PrEP injectable : Le cabotégravir arrive en France, entre avancée thérapeutique et défis pratiques 

Le prix du cabotégravir injectable à action prolongée en prophylaxie pré-exposition du VIH vient d’être fixé en France, aux alentours de 1300 euros par injection. L’arrêté a été publié au Journal officiel le 26 février 2026, mais plusieurs incertitudes demeurent, notamment quant aux restrictions d’usage et aux conditions concrètes de déploiement.

La PrEP chez les femmes, aujourd’hui et demain 

Alors que les femmes représentent 30% des nouvelles infections VIH en France —et 45% dans le monde—, elles ne comptent que pour 6% des initiations de PrEP du 1er semestre 2025. Un signal de l’inadéquation aux besoins des femmes des modèles de PrEP existants. De nouvelles recommandations européennes et les formulations injectables ouvrent des perspectives encourageantes.

Réactivation du VHB chez des PVVIH ayant switché vers CAB/RPV LA

Cette étude de cohorte prospective espagnole (Barcelone) a inclus des PVVIH ayant initié un traitement par CAB/RPV-LA entre février 2023 et février 2025. La sérologie du VHB, le statut vaccinal et les tests de la fonction hépatique ont été évalués à l’inclusion et au cours du suivi (semaines 12, 28 et tous les 6 mois). L’ADN du VHB a été mesuré chez les personnes présentant des anomalies de la fonction hépatique, une hépatite aiguë ou une suspicion clinique de réactivation.

La PrEP intermittente : une stratégie de réduction des risques pour les femmes cis et les hommes trans?

La PrEp est un mode de prévention de l’acquisition du VIH insuffisamment distribuée en dehors de la population des HSH, en dépit de son intérêt pour d’autres populations «à risque». Un article du Lancet HIV préconise d’étendre la PrEp «à la demande» pour les populations au-delà des HSH, tout en attirant l’attention sur les doses optimales à adapter aux sexes et aux genres.