Casablanca 2010 : Petit tour du web (2)
La 5e Conférence francophone sur le VIH/sida se termine aujourd’hui à Casablanca : idées force et bilan sur le web.
La 5e Conférence francophone sur le VIH/sida se termine aujourd’hui à Casablanca : idées force et bilan sur le web.
Les nouvelles recommandations de traitement de l’OMS sont résumées dans le tableau suivant :
Environ 25% des personnes infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sont co-infectées par le virus de l’hépatite C (VHC)1Larsen C, Pialoux G, Salmon D, et al. Prevalence of hepatitis C and hepatitis B infection in the HIV-infected population of France, 2004. Euro Surveill 2008;13. De nombreuses études ont montré que l’infection par le VIH aggrave le pronostic de l’infection par le VHC, avec une progression deux fois plus rapide de la fibrose et donc du risque de cirrhose et, en cas de cirrhose, un risque d’évolution vers la cirrhose décompensée environ 5 fois supérieur 2Graham C, Baden L, Yu E, et al. Influence of human immunodeficiency virus infection on the course of hepatitis C virus infection: a meta-analysis. Clin Infect Dis 2001;33:562-569, 3Thein HH, Yi Q, Dore GJ and Krahn MD. Natural history of hepatitis C virus infection in HIV-infected individuals and the impact of HIV in the era of highly active antiretroviral therapy: a meta-analysis. Aids 2008;22:1979-91. Dans les 10 à 15 ans suivant l’infection par le VHC, 25% des patients co-infectés VIH vont développer une cirrhose contre 2 à 6% des patients non infectés par le VIH, en l’absence de prise en charge spécifique.
Ce matin, en ouverture de la conférence de presse consacrée à la Croi 2010, Jean-François Delfraissy, le directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), nous avait prévenus: la question de la prévention, et notamment quelle utilisation il faut faire des antirétroviraux pour ralentir l’épidémie, en avait été l’un des aspects majeurs.
Bien que la dernière étude cas-témoin issue de la cohorte Kidsep (enfants atteints de sclérose en plaques) rapporte des résultats rassurants sur l’innocuité du vaccin contre le virus de l’hépatite B (VHB), certains médias l’ont utilisée pour alimenter la polémique sur le lien entre vaccination anti-VHB et développement d’affections démyélinisantes (qui détruisent la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses) comme la sclérose en plaques et le syndrome de Guillain-Barré. On retrouve des traces de cette polémique déjà ancienne dans tous les programmes de vaccination en France, mais particulièrement dans la très singulière couverture vaccinale contre le VHB en France.