Tasp : le moment du doute ?
Des publications récentes sèment-elles le doute sur la montée en puissance possible du tasP comme outil de prévention ? Rappel et questionnement.
Des publications récentes sèment-elles le doute sur la montée en puissance possible du tasP comme outil de prévention ? Rappel et questionnement.
La prévalence du tabagisme est très élevée dans la population séropositive au VIH (40 à 85% selon les études). Compte tenu du facteur aggravant que représente le tabagisme dans cette population (risque doublé de contracter une pneumonie, risque accru de bronchopneumopathie chronique obstructive [BPCO], de cancer, etc.), il est donc très important de prendre en charge l’arrêt du tabac chez ces patients.
L’accès universel aux antirétroviraux (ARV) reste un des enjeux majeurs de la lutte contre l’épidémie de VIH. Il s’agit non seulement de réduire les décès en maintenant les personnes infectées en vie, mais également, espère-t-on depuis quelques années, de pouvoir réduire les nouvelles infections. Deux articles1Bor, J., A. J. Herbst, M.-L. Newell, and T. Barnighausen. 2013. « Increases in Adult Life Expectancy in Rural South Africa: Valuing the Scale-Up of HIV Treatment. » Science 339 (6122) (February 21): 961-965. doi:10.1126/science.1230413.Tanser, F., T. Barnighausen, E. Grapsa, J. Zaidi, and M.-L. Newell. 2013. « High Coverage of ART Associated with Decline in Risk of HIV Acquisition in Rural KwaZulu-Natal, South Africa. » Science 339 (6122) (February 21): 966-971. doi:10.1126/science.1228160. publiés récemment et conjointement dans la revue Science analyse l’impact en population générale de l’augmentation de l’accès aux ARV sur la mortalité et l’incidence dans une zone rurale sud-africaine.
Janssen-Cilag International NV (Janssen) annonce la soumission d’un dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché pour simeprevir (TMC435) auprès de l’Agence Européenne des Médicaments.
Environ 30 000 personnes séropositives en France ignorent leur statut sérologique et constituent l’épidémie cachée du VIH/sida. 59% d’entre elles ont un nombre de CD4/mm3qui justifierait une mise sous traitement immédiate. Par ailleurs, un tiers des personnes qui ignorent leur séropositivité ont été infectées depuis moins d’un an. Ces données confirment l’intérêt de multiplier les occasions de dépistage.