La confession de S., 35 ans, dealer de crack à Paris
La rue, la violence, l’amour: pendant des années, S. m’a raconté sa vie de dealer de crack. Un jour, il a accepté qu’on publie son récit.
La rue, la violence, l’amour: pendant des années, S. m’a raconté sa vie de dealer de crack. Un jour, il a accepté qu’on publie son récit.
L’auriculothérapie ou protocole NADA (National Acupuncture Detoxification Association) est une technique d’acupuncture mise au point en 1975 dans le Bronx pour aider les usagers de crack à gérer le craving. Après quelques expérimentations individuelles, comme celle du Dr Christine Gaston-Mabillat (Csapa Horizons), elle est introduite par l’association NADA France, fondée par l’équipe de la Fratrie (Csapa de Nanterre), qui assure la formation des équipes désireuses de se lancer dans cette nouvelle approche.
Depuis quelques années Act Up et le Collectif Interassociatif «Femmes et VIH» revendiquent que les femmes soient plus nombreuses parmi les participants à la recherche clinique, en particulier dans les essais thérapeutiques concernant les antirétroviraux, pour disposer de connaissances plus précises à leur égard. Pour cela, il faut «désagréger les données par sexe» et comparer les populations masculine et féminine soumises au même traitement, ce qui exige que les femmes soient en nombre suffisant dans les études cliniques. Or les femmes ne représentent que 20% des participants aux essais thérapeutiques pour les ARV en France.
Le mésusage des traitements de substitution est surtout le fait de jeunes consommateurs en grande précarité, d’usagers qui sont le plus en difficulté avec leur consommation. Aider les médecins à mieux prescrire et développer des actions de réduction des risques pourraient faire baisser l’incidence de ces usages détournés.
Les résultats de l’étude ANRS « Temprano Social » réalisée chez près de 1000 personnes infectées par le VIH en Côte d’Ivoire, montrent qu’un traitement antirétroviral précoce comparé à un traitement standard ne conduit pas à plus de comportements sexuels à risque. L’étude estime par ailleurs qu’un an après son initiation, ce mode de traitement précoce réduirait le risque de transmission du VIH au dernier rapport de 90%.