Face au SARS-Cov2 et au besoin de comprendre cette épidémie nouvelle, les analogies avec d’autres pandémies, dont le VIH, ont prospéré dans un espace public et médiatique inquiet. Et ce, malgré les écueils majeurs de telles comparaisons.
Les médecins généralistes pourront enfin initier la PrEP des personnes intéressées directement dans leur cabinet, à partir de janvier 2021.
Une chute de 50 à 80% des nouvelles initiations de prophylaxie pré-exposition contre le VIH a été observée pendant le confinement. Plus de 21000 personnes étaient sous PrEP au premier semestre 2020.
L’épidémiologie, autre victime collatérale du Covid-19 : Contrairement aux années précédentes à cette date, les chiffres de l’épidémie de VIH/sida en France pour l’année 2019 ne sont pas encore connus à cause d’une sous-déclaration inédite. Santé publique France a néanmoins communiqué des tendances concernant le VIH et les IST bactériennes.
L’épidémie actuelle de Covid-19 n’a pas magiquement fait disparaître celle du VIH, et risque même d’entraver les récents progrès réalisés en la matière. En effet, le recueil d’information épidémiologique, plus compliqué que jamais, ne nous permet pas de connaître le nombre de nouvelles découvertes de séropositivité. Le nombre total de test de dépistages du VIH réalisés a en tout cas clairement baissé.