Confinement et surmortalité chez les immigrés: la «pandémie syndémique»
Les résultats d’un article de Social Science and Medicine appellent à reconnaître le coût démesuré payé par les immigrés pendant la crise du Covid.
Les résultats d’un article de Social Science and Medicine appellent à reconnaître le coût démesuré payé par les immigrés pendant la crise du Covid.
L’Institut pour la Recherche en Santé Publique (IReSP) et l’Institut National du Cancer (INCa) lancent la 4ème édition de l’appel à candidatures subventions doctorales de recherche sur les substances psychoactives et les comportements avec pouvoir addictif, financé par le Fond de lutte contre les addictions.
Pour les militants de la politique de réduction des risques (RdR) Nicole Maestracci, membre du Conseil constitutionnel décédée le 7 avril dernier, restera à jamais l’autrice du «Savoir plus, risquer moins», une campagne qui vulgarise un slogan révolutionnaire: «il n’y a pas de société sans drogues». Pourtant, cette magistrate attachée au rôle symbolique de la loi, fut aussi à l’origine de l’émergence d’un pouvoir médical hégémonique popularisé sous le nom d’addictologie. Au-delà de la profonde humanité qui caractérise son souvenir, sa disparition nous amène à réfléchir sur la remarquable imperméabilité française à toute modification du cadre répressif en matière de drogues.
Le Csapa Liberté de Bagneux a obtenu de l’Agence régionale de santé un financement spécifique en 2021 pour mettre à disposition des usagers du Csapa la buprénorphine d’action prolongée en dépôt sous-cutané (Buvidal). L’équipe a mené une étude rétrospective «OPALE: Modalités d’instauration, en vie réelle, au sein du Csapa, d’un traitement agoniste opioïde par Buvidal® et facteurs associés à sa réussite», que le Dr Alice Deschenau, psychiatre cheffe de service au Csapa Liberté, commente.
En Polynésie française, une forte préoccupation est apparue ces dernières années à propos de la consommation de méthamphétamine, importée des États-Unis sous forme de cristaux, et nommée «ice». À partir d’une enquête de terrain menée entre 2019 et 2021, Alice Simon et Alice Valiergue expliquent comment cette drogue s’est imposée sur le marché polynésien malgré son prix très élevé, et comment ce problème social s’est —tardivement— transformé en problème public.