L’effet préventif du traitement antirétroviral (ARV) sur la transmission sexuelle du VIH a suscité un espoir sans précédent dans la lutte contre l’épidémie, particulièrement en Afrique subsaharienne. Des résultats récents ont également documenté des bénéfices individuels importants à une initiation très précoce du traitement. En conséquence, les recommandations internationales viennent d’être révisées en vue d’une initiation des ARV pour toutes les personnes séropositives, indépendamment du niveau de CD4.
Le risque de transmission du VIH varie beaucoup selon les stades de l’infection, avec un risque particulièrement augmenté au moment de l’infection aigue et de la séroconversion (3 semaines) ainsi qu’au stade sida. Qu’en est-il du risque de transmission sous traitement ?
Comment atteindre l’objectif 90-90-90 de l’Onusida dans le contexte Africain? Joseph Larmarange, IRD/Ceped (Centre population & Développement), revient, dans son intervention au séminaire 2015 de l’ANRS, sur l’importance du dépistage précoce et «combiné».
Après les Etats-Unis en octobre 2012 et le Royaume-Uni en avril 2015, un autotest de dépistage du VIH est commercialisé en France depuis le 15 septembre 2015. A l’occasion du séminaire 2015 de l’ANRS, Tim Greacen nous présente l’étude V3T, «VIH : Teste-Toi Toi-même», lancée prochainement.
Vih.org était en direct du Séminaire de Recherche ANRS 2015, qui s’est tenu les 24 et 25 septembre 2015, à l’Institut Pasteur, Paris. Organisé régulièrement par l’ANRS dans le but de confronter les données de la recherche à celles de la pratique clinique, il délaisse en 2015 la recherche sur l’hépatite C pour se concentrer sur une actualité VIH brûlante. Celle de l’impact des traitements antirétroviraux universels et précoces sur la dynamique de l’épidémie.