Doté de 9 millions d’euros sur trois ans, incluant cinq partenaires, le plan 2019-2021 de lutte contre le crack qui fait des ravages dans le nord-est parisien veut changer le paysage, tristement célèbre, de la Colline. Un plan sans suite?
Le «sexe chimique» s’inscrit dans une longue histoire où les fantasmes et les jugements moralistes l’ont souvent disputé à la description objective de pratiques sexuelles où la drogue peut effectivement avoir une fonction aphrodisiaque. Une brève histoire des relations entre usage de drogue et sexualité à l’époque contemporaine.
Groupes virtuels (Facebook, WhatsApp) ou dans la vraie vie, offres de soins sur l’ensemble du territoire, outils de réduction des risques, flyers, etc. Aides multiplie les interventions pour alerter sur les risques liés au chemsex.
«Envoyés spéciaux» sur les scènes d’Aulnay, Aubervilliers et Marseille, Vincent Benso et Didier Jayle témoignent de la redynamisation des scènes ouvertes de consommation, à l’époque où paradoxalement les grandes villes se dotent de salles de consommation dites à moindres risques.
En 2018, pour la première fois depuis des années, la tendance est à la baisse en ce qui concerne le nombre de nouvelles contaminations, grâce au dépistage, au traitement comme prévention (Tasp) et à la diffusion de la PrEP chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Ces chiffres, encourageants, ne doivent cependant pas faire oublier les disparités régionales, mais aussi populationnelles, face au VIH.