De la Caroline du Nord à la Thaïlande en passant par l’Inde, trois études présentées en session thématique «Médecine de précision en santé publique» à la CROI 2026 illustrent comment la médecine de précision appliquée à la santé publique peut affiner la réponse à l’épidémie de VIH et comment ces méthodes distinctes éclairent les angles morts persistants de la prévention et du traitement.
Implants, injectables, comprimés mensuels, délivrance en pharmacie : la session « Évolution du paysage de la PrEP » de la CROI 2026 dessine un arsenal préventif en pleine diversification, mais met aussi en lumière les résistances et les défis d’accès qui pourraient en limiter l’impact.
Réduction des addictions, protection cardiovasculaire indépendante de la perte de poids, activité anti-inflammatoire potentiellement utile contre l’inflammation résiduelle du VIH : les agonistes du GLP-1 multiplient les signaux encourageants. Mais comme l’a rappelé Todd T. Brown à la CROI 2026, les données spécifiques aux PVVIH restent rares, les effets sarcopéniants inquiètent dans cette population, et la question d’un traitement à vie, à un coût qui interroge à l’échelle mondiale, est loin d’être tranchée.
Rendez-vous scientifique international de référence depuis 1993, la CROI réunit chercheurs fondamentaux et cliniciens autour des avancées sur le VIH les infections sexuellement transmissibles (IST), les hépatites virales, le SARS-CoV-2 et le mpox, entre autre. La 33e Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections se tient du 22 au 25 février 2026 à Denver, Colorado, dans un contexte politique tendu pour la recherche et la santé publique : restructurations des agences fédérales, coupes budgétaires, menaces sur le PEPFAR et retrait des États-Unis de l’OMS, entre autres.
Présentés à la CROI 2026, les résultats des essais PURPOSE 1 et 2 à la fin de la phase randomisée en double aveugle confirment la très haute efficacité du lénacapavir injectable semestriel en PrEP, avec cinq infections sur près de 4 400 participants. L’analyse de résistance des échecs soulève des questions propres à la monothérapie.