Swaps 70 : Crack
Quelle que soit son appellation —«caillou», «roxanne», «free base», etc.—, le crackCrack Le crack est inscrit sur la liste des stupéfiants et est la dénomination que l’on donne à la forme base libre de la [Lire la suite…]
Quelle que soit son appellation —«caillou», «roxanne», «free base», etc.—, le crackCrack Le crack est inscrit sur la liste des stupéfiants et est la dénomination que l’on donne à la forme base libre de la [Lire la suite…]
Le partage du matériel d’injection entre usagers de drogues (UD) constitue la première cause de contamination par le VHC dans les pays industrialisés, mais ce risque est bien documenté dans la littérature et a été pris en compte dans la mise en oeuvre de la politique de réduction des risques (RdR). La transmission du VHC par le biais de la consommation de crack, et plus particulièrement du partage des pipes à crack, constitue un débat d’actualité dans la littérature internationale particulièrement pertinent, dans un contexte d’augmentation de la consommation de cocaïne base (free base ou crack) en Europe et en France.
Surnommé le « caillou » ou la « roxanne », le crack résulte de la purification du chlorhydrate de cocaïne au moyen d’éther éthylique, de bicarbonate de soude ou plus généralement d’ammoniaque afin d’obtenir une « cocaïne basée » ou free-base sous forme de cristaux. Destiné à être fumé, ou inhalé au moyen d’une « pipe à crack » ou, de façon plus rudimentaire, dans des cannettes vides de bière ou de coca ou encore à l’aide d’un doseur à pastis, le crack agit en l’espace d’une minute et provoque les mêmes effets que la cocaïne pour seulement 10 à 15 min. Chez les usagers, déjà issus de populations marginalisées, la sensation de flash et la descente sont à la base de comportements violents et d’une puissante dépendance.
A l’occasion de son dixième anniversaire, l’ONG Solthis organise un colloque scientifique international «SOLTHIS HIV FORUM» les 19 et 20 septembre prochains à l’Université Pierre et Marie Curie. Les équipes de Paris et du terrain de Solthis souhaitent réunir leurs partenaires et les acteurs engagés dans le combat contre l’épidémie du sida, qu’ils soient médecins, chercheurs, institutionnels, associatifs ou bailleurs, pour débattre ensemble autour des «nouveaux défis du sida en Afrique » :
En France, la première cause de contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) reste le partage du matériel contaminé entre les usagers de drogues (UD). Selon l’étude InVs-ANR Coquelicot, en 2004, la prévalence du VHC parmi les UD est de 59,8% et passe à 72,5% chez les usagers de crack. Un grand nombre d’UD infectés ne sont pas soignés, par peur du traitement, des examens ou encore parce qu’ils en sous-estiment la gravité. L’utilisation du FibroScan® permet une évaluation non invasive de la fibrose hépatique et aussi de passer du dépistage, stade auquel souvent les UD arrêtent leur démarche de soin, au stade de diagnostic, plus parlant.