Dépistage: une révolution tranquille?

Le 17 novembre 2010, le Journal Officiel publiait un texte réglementaire qui venait modifier considérablement de champ du dépistage du VIH en France. Attendue de longue date, la publication de cet arrêté s’inscrit dans les orientations du Plan national de lutte contre le sida. Cela mérite de s’y attarder pour comprendre comment et pourquoi ce texte a été publié, et pour mesurer les changements qu’il rend possibles.

Les enjeux économiques du dépistage

En France, la prise en charge de l’infection VIH est encore trop tardive : plus d’un tiers des personnes sont dépistées à un stade trop avancé. Mais quelle est la stratégie de dépistage la plus efficace pour atteindre l’objectif de diminution des diagnostics tardifs qui figure dans le Plan ? Une modélisation récente apporte des réponses.

Le Plan vu de la Guadeloupe

Si la Guadeloupe et la Guyane sont regroupées dans l’appellation DFA (départements français d’Amérique), elles recouvrent des réalités bien différentes. La population n’est pas la même, l’histoire non plus. En Guadeloupe, l’insularité, l’esclavage, les revendications indépendantistes, la présence du tourisme de masse ont forgé des relations à la France métropolitaine qui sont autres.

Le Plan «populations d’Outre-Mer» vu de la Guyane

Guyane : la prévalence la plus élevée de France, une incidence 17 fois plus importante qu’en métropole, des populations isolées socialement et géographiquement. Pour la première fois, un Plan spécial DOM a été élaboré suivant les orientations dressées par le Conseil national du sida en février 2008. 
Mais si l’ambition est là, les moyens font cruellement défaut pour résoudre les difficultés.