Dépistage du VIH: les gays pourraient mieux faire
Une enquête auprès de plus de 7000 gays séronégatifs montre qu’une proportion importante ne fait pas régulièrement de test de dépistage.
Une enquête auprès de plus de 7000 gays séronégatifs montre qu’une proportion importante ne fait pas régulièrement de test de dépistage.
Les stratégies de prévention du VIH basées sur l’effet préventif du traitement antirétroviral (ARV) pour réduire le risque de transmission des personnes infectées par le VIH, le TasP, constituent un réel espoir dans la lutte contre l’épidémie en Afrique subsaharienne. Si des études de modélisation laissent penser que l‘impact d’une telle stratégie conduite dans un « monde idéal » pourrait être sans précédent, de nombreuses questions se posent quant à son efficacité en situation réelle. Parmi les facteurs qui pourraient réduire l’impact de stratégies basées sur le TasP figure la question de la contribution des contaminations récentes à l’épidémie globale.
Lors de cette première session inaugurale des 20 ans de la SFLS, le Pr JF. Delfraissy a rappelé les nouveaux enjeux – actuels et futurs – de la prise en charge de l’infection par le VIH qu’il s’agisse de la prévention (stratégie en terme de dépistage, collaboration avec le milieu associatif, devenu un véritable acteur de prévention en terme de santé publique), des traitements, des vaccins ou du « cure » (guérison).
Nous avons aujourd’hui les connaissances (épidémiologie, modes de contamination), les méthodes de dépistage avec les TRODs dont certains sont excellents et des traitements antiviraux avec une efficacité qui s’est considérablement améliorée ces dernières années et des taux de guérison virologique qui sont de l’ordre de 90 – 95 % en 2014.
Le dépistage fréquent et une culture de dépistage chez les hommes gays en général, et pas seulement parmi les hommes qui font des bilans de santé sexuelle, sont peut-être un ingrédient essentiel pour contenir les épidémies de VIH chez les hommes gays dans les centres urbains, suggère une étude de Public Health England.