La conférence mondiale s’ouvre ce lundi 23 juillet à 19h à Amsterdam, et se tiendra jusqu’à vendredi 27 juillet. Et si 15 000 participantes et participants sont attendus, ce n’est pas encore l’affluence des grands jours. Dans la communauté VIH/sida française en tout cas, beaucoup ont renoncé à se rendre à la conférence, soit pour des raisons pratiques, soit parce qu’ils interrogent la pertinence de ce grand rassemblement.
La conférence internationale sur le VIH/sida se tient cette année à Amsterdam, du 23 au 27 juillet 2018.
Les pré-conférences de l’Aids 2018 d’Amsterdam sont une véritable rampe de lancement à la conférence, qui débute aujourd’hui lundi. Le week-end dernier, les premiers activistes et chercheurs-euses réunis aux Pays-Bas ont démarré les travaux qui vont durer jusqu’à vendredi. Ces prémices, sur des sujets très larges, ont déjà été fructueuses et riches en moments forts.
Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la mise en place de l’accès à la prophylaxie pré-exposition (Prep) permet, si on dépasse la virulence parfois contestable du verbe, de nous interroger sur les responsabilités de chacun dans les lenteurs à l’adoption d’un nouveau mode de prévention pourtant hyper-efficace.
Le Programme d’échange de seringues (PES) postal a été lancé en 2011 par l’association Safe de réduction des risques. Bien qu’encore expérimental, il compte plus de 140 usagers de drogues dans sa file active, qui reçoivent leurs matériels d’injection ou de sniff… par la poste.