À l’image de l’UNGASS 2016, le consensus international autour de la «guerre à la drogue» semble affaibli, même si le paradigme prohibitionniste reste le référentiel dominant. En France, la loi de 1970 continue de faire débat, bien que toutes les propositions de réforme, d’initiative parlementaire ou intragouvernementale, soient restées sans suite.
Entre les fantasmes et une réalité souvent complexe, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) s’efforce depuis plus de 20 ans, en s’appuyant sur ses propres enquêtes et sur les données produites par d’autres institutions, de rendre lisibles ces phénomènes de manière réactive et, lorsque c’est possible, de les quantifier.
Uniquement entre janvier et juin 2016, un million de personnes supplémentaires ont eu accès à un traitement antirétroviral. Pourtant, les inégalités d’accès aux soins et au dépistage demeurent, et pourraient empêcher la communauté internationale d’atteindre, enfin, la fin de l’épidémie de VIH/sida.
Le premier décembre est l’occasion de faire chaque année un point d’étape dans la riposte face au VIH/sida.
William McColl est le directeur des politiques de santé à AIDS United, l’une des plus grandes association de lutte contre le VIH/sida états-unienne, basée à Washington. Il a accepté de répondre à nos questions inquiètes sur l’avenir de la réponse à l’épidémie sous la présidence Trump avec une majorité Républicaine au Congrès.