Le phénomène du crack à Paris ainsi que son traitement médiatique et politique se sont progressivement focalisés sur deux figures essentielles : le cracker et le modou, respectivement l’usager précaire en errance et le dealer de crack ambulant, typiques du nord-est de la capitale. S’ils ne sont pas les seuls concernés par la vente et la consommation de ce dérivé de la cocaïne, ils constituent des acteurs particulièrement visibles et indésirables dans l’espace public où, entre «scènes ouvertes» et «plans éphémères», leur présence ne cesse d’exaspérer les riverains.
À partir d’une étude menée, entre 2018 et 2020, pour le compte de l’ARS Île-de-France, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale dressent le portrait de l’offre et de la consommation de crack en Île-de-France et, loin des clichés, appellent à élargir les dispositifs de prise en charge de ces usagers, souvent très précaires.
L’expérimentation locale de dépistage gratuit du VIH sans ordonnance dans les laboratoires de biologie médicale sera étendue à la France entière, dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2022.
Les derniers chiffres du VIH en 2020 présentés par Santé publique France confirment ce que l’on sait depuis quelques mois maintenant : la crise du Covid-19 a gravement handicapé le dépistage du VIH en France, tout en fragilisant aussi encore plus le circuit de remontée de ces informations.
Aids Clinical Trials Group, l’organisation américaine des centres de soins et d’essais cliniques sur le sida. https://actgnetwork.org/