Indétectable = intransmissible : l’avis suisse a 4 ans
Au moment même où la palette des outils de lutte contre l’épidémie s’élargit, les ressources mondiales disponibles dans la lutte contre le sida baissent. Après 25 ans de progrès ! Comment repenser le financement de la lutte contre le sida ? Analyses et suggestions d’évolutions de l’économiste Jean-Paul Moatti.1Cet entretien a été réalisé peu avant l’annonce de la décision du Fonds mondial d’annuler le round 11, qui suspend jusqu’en 2014 la poursuite de l’accès universel, et avant l’annonce de la démission de Michel Kazatchkine de la tête du Fonds mondial. En 2010, 6,6 millions de personnes vivant avec le VIH recevaient un traitement antirétroviral au Sud selon l’Onusida.
Apparition en République tchèque, doublement des cas notifiés par l’Agence de Santé publique de Barcelone, en Espagne. Deux articles d’Eurosurveillance (Vol. 17, n° 2, 12 janvier 2012) montrent que la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) continue à se propager en Europe, plus particulièrement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et vivant avec le VIH.
Globalement, peu de pays ont limité la durée d’exclusion des HSH du don de sang, qui reste permanente dans la majorité. L’accès au don du sang des HSH n’est pas corrélé à l’épidémiologie du VIH en population générale de ces pays.
En France, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) restent exclus de façon permanente du don du sang en raison de leur risque plus élevé d’être infecté par le VIH, une exclusion que certains estiment discriminatoire et dépassée. Une modélisation récente de l’Institut de veille sanitaire met en lumière un point négligé : l’acceptabilité et le respect des mesures – la « compliance ». Un article Vih.org a relire, à la lumière de la récente déclaration de la ministre de la santé, qui déclare vouloir lever «bientôt» cette interdiction.