Deux études similaires (SWORD-1 et SWORD-2), ouvertes, multicentriques, de phase III, de non infériorité ont évalué l’efficacité et la tolérance d’un switch d’un traitement antirétroviral à 3 ou à 4 molécules pour DTG/RPV une fois par jour pour des patients avec une CV <50 copies/mL, depuis au moins 12 mois et sans antécédent d’échec virologique (prévoir lien avec zoom). Les participants ont été randomisés selon un schéma 1:1 et stratifiés selon le 3ème agent et leur âge à l’inclusion.
1024 patients ont été randomisés et traités soit 513 dans le bras DTG/RPV et 511 dans le bras poursuite du traitement antérieur (CAR). Les caractéristiques à l’inclusion étaient similaires. Le passage à DTG/RPV était non inférieur à la poursuite de CAR à S48 en analyse en ITT de la population globale [95% contre 95%; Différence: -0,4% (IC 95%: -3,1%, 2,3%)]. Les résultats d’efficacité de SWORD-1 et de SWORD- 2 en ITT sont comparables. De faibles taux d’échec virologique ont été rapportés pour les deux études à S48. Un patient sous DTG/RPV a été en échec virologique avec une mutation de résistance aux analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse (K101K/E) mise en évidence. Aucune mutation de résistance aux INI n’a été rapportée.
Plus d’événements indésirables ont été signalés dans le bras DTG/RPV (n=97) versus 9 dans le bras CAR et ont conduit à l’arrêt de traitement respectivement pour 21 et 3 patients. Aucun AE inattendu n’a été identifié pour aucun médicament. Le profil lipidique reste stable au cours du suivi. Par contre, il existe une amélioration des paramètres biologiques osseux sous DTG/RPV.
Le switch pour DTG/RPV, une fois par jour, a démontré une efficacité élevée chez les patients préalablement indétectables, avec une tolérance bonne et sans risque accru d’échec virologique.
Bibliographie
Llibre J Abstract 44LB
Le e-journal de Edimark, en direct de Seattle, pour la CROI 2017, avec Gilles Pialoux, rédacteur en chef de Vih.org.