Exploiter le système immunitaire pour prévenir et contrôler l’infection par le VIH
Renforcer le système immunitaire pour un meilleur contrôle de l’infection VIH est un axe essentiel de la recherche qui mènera à une guérison possible.
La vaccination consiste à administrer un antigène par injection sous-cutanée ou intramusculaire, par scarification ou par voie orale, pour protéger un individu contre une maladie en stimulant son système immunitaire. Il existe des vaccins préventifs, utilisés en prophylaxie chez des personnes saines, et des vaccins thérapeutiques, qui aident les patients à lutter contre leur maladie.
Appliqués à large échelle en population, avec, pour certains, une notion d’obligation vaccinale, les vaccins doivent avoir un haut niveau d’efficacité pour prévenir l’infection ou réduire sa sévérité et être bien tolérés, sans effet adverse sévère. L’efficacité populationnelle des vaccins dépend des stratégies vaccinales adoptées par chaque pays: Qui? À quel moment? Avec quel vaccin? Avec quel objectif?
Mesure de santé publique s’appliquant à large échelle, il est essentiel que l’information soit continue, adaptée et transparente pour ne pas donner prise à l’hésitation vaccinale ou au discrédit des vaccins. Les vaccins validés doivent être disponibles pour tous les pays et populations qui en ont besoin, ce qui soulève la question de l’équité de l’accès aux vaccins.
C’est l’une des interventions de santé les plus efficaces et économiques (coût-efficaces): elle a permis d’éradiquer la variole, réduit de 99% la poliomyélite et fait chuter fortement la morbidité, les incapacités et la mortalité liées à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche, à la tuberculose et la rougeole.
S’il n’existe malheureusement pas encore de vaccin contre le VIH, la recherche continue. La vaccination est un outil essentiel pour répondre aux maladies infectieuses émergentes ou ré-émergentes qui nécessitent une recherche fondamentale et clinique intensive pour s’adapter aux pathogènes et leurs évolutions et apporter des nouvelles stratégies d’action sur le système immunitaire.
Renforcer le système immunitaire pour un meilleur contrôle de l’infection VIH est un axe essentiel de la recherche qui mènera à une guérison possible.
Avec son annonce de résultats préliminaires, «encourageants» mais non publiés, d’un vaccin curatif testé sur des patients séropositifs à Marseille, la start-up française Biosantech a une nouvelle fois créé le buzz autour d’elle, avant que les militants engagés dans la lutte contre le VIH et des scientifiques dont le directeur de l’ANRS Jean-François Delfraissy, n’appellent à la raison: ces résultats ne veulent rien dire.
Une étude dans laquelle des volontaires en Afrique du Sud on reçu RV144, le seul vaccin qui jusqu’ici a montré de l’efficacité dans la prévention du VIH, a constaté une réponse immunitaire plus importante chez les volontaires d’Afrique du Sud, par rapport aux volontaires de l’étude initiale en Thaïlande. Une nouvelle étude, HVTN100, qui commencera en janvier, donnera à d’autres sud-africains une version de RV144 spécifiquement adaptée aux sous-types de VIH les plus communs en Afrique du Sud plutôt qu’en Thaïlande. Si, en conséquence, la réponse immunitaire est plus forte, une grande étude d’efficacité est prévue pour 2016.
– son bon profile de tolérance,
– une réponse immune chez les patients recevant la plus haute dose.
L’étape essentielle qui débute maintenant est de développer des essais de Phase II et de positionner le VAC 3S dans les problématiques actuelles. Comme outil de soutien aux fen&
L’essai de phase I, mené par l’équipe du Dr Bomsel1Le Dr Irène Bomsel est directrice de recherche au CNRS, Institut Cochin, Université Paris Descartes, CNRS UMR8104 et Inserm U1016 auprès de 24 femmes séronégatives, confirme l’innocuité et l’immunogénicité d’un vaccin anti-VIH, dénommé MYM V101, dirigé contre l’antigène viral Gp41 et ciblant les muqueuses.