Coinfection HSV-2/VIH : quelles implications en termes de prévention ?

Un traitement de l’herpès génital dans le cadre de la prévention du VIH apparaît comme un problème crucial. Malheureusement, les résultats de deux importants essais sur l’effet d’un traitement par aciclovir sur l’incidence du VIH sont décevants. D’autres études en cours pourraient permettre de comprendre les raisons de cet échec.

Quand associations et recherche planchent sereinement sur la prévention

Les révolutions ne se font pas toujours dans le bruit et la fureur. Le premier Forum interassociatif sur la transmission sexuelle du VIH, qui s’est déroulé à Paris les 27 et 28 mars dernier, est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la lutte contre le sida. Sur un sujet hautement sensible, où les points de vue s’affrontent de manière parfois vive, le Forum organisé par le TRT-5 a montré que les associations pouvaient se parler sereinement et réfléchir aux enjeux de la prévention sans s’engueuler. N’en déplaise à ceux qui pensent qu’elles restent arc-boutées sur un discours préventif univoque.

La réduction des risques sexuels chez les gays australiens

La réduction des risques sexuels (RDR) divise les acteurs de prévention, entre ceux qui y voient une nouvelle voie de travail et ceux qui s’y opposent fermement. Une étude australienne1Article de Jin F, et al. , Unprotected anal intercourse, risk reduction behaviours, and subsequent HIV infection in a cohort of homosexual men. Aids 2009, 23:243-252 menée à Sydney dans la population gay, publiée dans AIDS, étudie les conséquences en matière d’infection au VIH de quatre stratégies de RDR. Les résultats de cette enquête, dont l’intérêt est souligné dans l’éditorial de AIDS2Frits van Griensven, Non condom use risk reduction behaviours: can they help to contain the srpead of HIV infection among men who have sexe with men ? AIDS 2009, 23:253–255 ouvrent de nombreuses pistes de discussion.