Prise de poids sous antirétroviraux : l’impact majeur du retard au traitement

Longtemps considérée comme un simple rattrapage pondéral après l’amaigrissement lié au VIH, la prise de poids sous traitement antirétroviral révèle une réalité plus complexe. Si l’impact pondéral des inhibiteurs d’intégrases est désormais bien documenté, des études récentes révèlent que le stade d’initiation du traitement antirétroviral constitue le facteur de risque majeur de prise de poids.

Pas de modification du poids et de la composition corporelle après arrêt de TAF/FTC/BIC et passage à DOR/ISL

Chez les PVVIH en surpoids ou obèses, traitées par une combinaison associant un inhibiteur d’intégrase (INI) à du ténofovir alafénamide (TAF), un changement d’INI vers la doravirine (DOR), avec ou sans remplacement simultané du TAF par le ténofovir disoproxil fumarate (TDF), n’avait pas permis de réduire significativement le poids corporel après 48 semaines dans l’étude ACTG A5391. Le travail présenté ici porte sur les modifications du bilan métabolique et de composition corporelle dans cette même étude.

Le passage d’un inhibiteur d’intégrase à un autre traitement à base de darunavir n’inverse pas la prise de poids

La prise de poids est courante au début du traitement antirétroviral et elle est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires et métaboliques. L’étude DEFINE a étudié l’effet du passage à un inhibiteur de protéase boosté chez des personnes vivant avec le VIH ayant connu une prise de poids.